Le Salon des Poètes de Lyon

Présentation pour l'année 2019/2020

en guise de préambule

welcome

Est-ce assez que d'aimer si on ne sait pas mettre dans l'amour toute la poésie et toute la musique du ciel et de la terre

Guy de Maupassant

 

Pour visualiser les 3 colonnes de ce blog en une seule fois il est préférable de régler le zoom sur 75 %, mais le réglage à 100 % permet une meilleure lecture 

 

 Vous pouvez cliquer sur les encadrés rouges dans nos textes pour les lire en format plus grand.(idem pour les photos)

( le nom de domaine est désormais www.salonpoeteslyon.fr)

Notre blog n'est pas exclusivement réservé aux règlements de Concours mais également à d'autres présentations telles que les productions de nos Poètes émérites, l'annonce de nos activités ainsi que les albums photos rendant compte des dites-activités, qu'elles soient culturelles, sportives ou...culinaires...

venirvoir

car nous avons une majorité de visiteurs muets



 

 

CONFINEMENT

LIRE ATTENTIVEMENT NOTRE ARTICLE DU 2 AVRIL 2020 ET CELUI DU 29 AVRIL 

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04 juillet 2020

Un petit tour du monde de la Poésie

100 derniers

et le Salon des Poètes de Lyon a les honneurs de l'annuaire Canalblog !

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18 juin 2020

Un couple présidentiel, confiné en séminaire, et qui poétise...

 

blablacouv1

 

Bla-bla-bla,etc.

Confinement 2020

 

100 pages de : curiosité + questionnement + poésie + philosophie + religiosité + rugby + utopie + éthique + cinéma + littérature + guignol = recueil de "blablablatage" issus de l'imagination de l'auteur pendant le confinement du printemps 2020.

Une cascade de phrases, un torrent de mots, un éboulement de syntagmes comme une saillie, une musique, une chanson, un tintamarre entre désespoir et espoir, entre ténèbres et lumière, entre cris et prières, ainsi explose pour un ouvrage inclassable la pensée d'un poète privé charnellement des rayons d'un soleil insolent illuminant son bureau et le monde, le renouveau bucolique s'épanouissant sans retenue loin de tous regards et de toutes caresses.

 

Après des études supérieures techniques, Alfred de Loyarac consacre sa vie professionnelle à la construction : maître d'œuvre, ingénieur structures, pendant laquelle son intérêt pour la langue française, écriture et littérature, ne le quittant plus depuis l'enfance, lui offre le bonheur d'éditer les ouvrages listés en pages intérieures de ce recueil. Ardent défenseur et militant de la Francophonie et de la cuisine lyonnaise, aussi bien en associations de proximité, que dans l'international, il complète sa passion des mots au poste de vice-président du Salon des Poètes de Lyon, institution créée en 1898

 

blablacouv2

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Possibilité de remise en main propre (attentionau virus ! ) lors de rencontres amicales ou fortuites.

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Maryse CORNET-CARAYOL - Résidence de Neuville - 32C, allée Jean Paul II - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon

 


 

 

 

chambcouv

 

La Chambre

 

Autobiographie imaginaire

 

  Voici un roman, un premier roman comme nul autre pareil.

L'auteur le surlignant lui même d'une formule originale: "autobiographie imaginaire", tellement on comprend dés le prologue, combien cette histoire d'amour contrariée semble appartenir au vécu. Certes, l'imaginaire, Alfred de Loyarac sachant jouer avec les mots de notre langue , l'emporte souvent afin de tempérer au travers de rêves, de méditations monacales, voire de fantasmes, le plus dur d'une situation trop douloureuse. D'autre part, une particularité anime l'écriture. Celle de remplacer les dialogues entre les personnages par une communication issue de la technologie contemporaine le WhatSapp en français, créant un genre néo-épistolaire s'il en est. Formule intéressante, là encore vécue entre cet homme passionnément amoureux d'une femme plus jeune que lui, mais qui ne lui rend pas ses sentiments à la hauteur des émotions attendues. Eternel drame d'amour ? penserez-vous. Oui, mais ce sujet inépuisable dans le domaine des créations artistiques offre avec cette écriture somme toute assez inédite, les angoisses, les espoir, les désir, etc. bref tous les tourments liés à l'exaltation amoureuse, pour apparaitre comme transportés dans une autre dimension.

L'auteur a osé nous entraîner sur le chemin de son désir de romancer sans oublier ses racines de poète. Constat est fait.


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Alfred CARAYOL - Résidence de Neuville - 32C, allée Jean Paul II - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon

 


 

 

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Les Demoiselles d'Aphrodite

poésies amoureuses

 


Etre l’Unique de l’homme aimé ne se  gagne pas à tous les coups…


Mais être l’Aimée au-delà de toutes, ne reste-t-il pas le plus subtil, le plus inaltérable des cadeaux ?


Alors ces mots offerts à d’autres femmes ne représentent-ils qu’envols de poète au regard énamouré, touché par d’autres beautés, l’espace de quelques phrases joliment assemblées ?


L’art du poète ne s’offre pas à tout le monde, il y a artiste et poète, l’un ne va pas toujours avec l’autre !

Ici, l’art se prête au service du poète avec perfection et comblée comme nulle autre femme  je l’aime aussi comme un poète d’Amour universel.


Maryse Cornet Carayol Présidente du Salon des Poètes de Lyon

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ruissecouv1

 

Ruisselet

 

Poésies

 

- Je doute fort que vous ayez remarqué la délicatesse des vers de notre poétesse. Ils sont ciselés à la manière raffinée d’une dentelière. Aussi vivants et colorés qu’un marché aux fleurs. Elle nous parle de la vie qu’elle aime tant, en l’observant dans ses moindres fragments kaléidoscopiques, et du plaisir des sens, quels qu’ils soient. Parfois un peu nostalgique ou mélancolique, mais jamais désespérée!
Crisse la plume, glissent les mots, traçant à l’encre bleue, l’humeur sereine de cette nuit sans lune.
- Avez-vous remarqué la façon dont l’auteur utilise parfois un vers? En l’emberlificotant pour en faire un tuteur, laissant ensuite sa plume vagabonder dans son imaginaire, pour revenir plusieurs fois à son fil d’Ariane. Des anaphores qui viennent rythmer ses poèmes avec élégance.
- Il faudrait vous méfier tout de même, vous pourriez succomber sous le charme… Véritablement enivré par l’infinie douceur : des caresses de soie rose, de l’irisé d’un arc en ciel, des effluves des tilleuls en fleurs, d’une perle de culture qui caresse la gorge, des rêves bleus qui envahissent les nuits de pleine lune.

Renée Lampin



ruissecouv2Après des études d’éducatrice spécialisée et différentes formations autour de l’art et du théâtre auprès des personnes les plus fragiles, écriture et poésie ont pris racine dans la vie professionnelle et quotidienne de l’auteur, au point d’être reconnue depuis une vingtaine d’années à la Présidence du Salon des Poètes de Lyon (créée en 1898).

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pour passer commande en souscription de ces ouvrages, vous pouvez les recopier, faire du copier/coller  ou découper les bons de souscription sur votre écran

 

 

 

 

 

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13 juin 2020

Notre sortie annuelle en...2020 ?

On nous a questionné quant à cette célèbre et historique sortie annuelle ...et bien oui elle était prévue pour le 16 mai et à cause d'un...pangolin quelque part en Chine, elle a été annulée !

Nous vous aurions proposé : la visite du Musée Couty vers l'Ile Barbe avec restaurant dans le même quartier. Jean Couty fut l'un des peintres majeurs de Lyon, il fut entre autre, qualifié par certains de peintre mystique. Pour compenser cette occasion unique manquée (encore maintenant il faut prendre des précautions sanitaires) nous vous proposons une visite virtuelle du Musée par une présentation raisonnée ; par le lien ci-dessous vous pourrez contempler une grande partie de ses oeuvres classées par catégorie en cliquant sur chaque vignette (vues de Lyon, églises, paysages, etc...)

https://www.museejeancouty.fr/oeuvre-raisonnee

(Vous pouvez également visiter le reste du Musée en cliquant sur accueil ou les autres onglets)

Souvenir personnel : il y a plusieurs années, je rencontrais, lors d'un repas chez une amie commune, un samedi midi par mois, Madame Couty, j'adorais ces rencontres agréables, pleines d'humanité et de culture. Et Madame Couty nous expliquait que chez elle il y avait tellement de tableaux qu'elle pourrait ouvrir un Musée ! Ce qui fut réalisé par son fils !

jean couty (wikipédia)

(les photos des oeuvres sont en droit réservé)

 

10 juin 2020

Statistiques...

Sur 81329 visiteurs depuis le 8/10/2007, répartition des 100 derniers :

salon 100 derniers

(NA signifie origine cachée)

 

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05 juin 2020

Déconfinés mais masqués...

En raison de l'actualité sanitaire nous réfléchissons actuellement sur plusieurs sujets :

- nos Concours annuels francophones : étude des participations, organisation du jury, délibérations, préparation des résultats pour le rentrée

- notre saison 2020/2021 : organisation, planning des réunions et rencontres, animations culturelles

Vous devez être bien conscients des difficultés qui se posent : par exemple la salle de la rue de Marseille comporte 70 places, et, dans les conditions actuelles, en laissant vides 2 sièges entre chaque passager poétique il n'y aurait que 4 personnes par rangée d'où un total de 28 personnes au lieu de 70 maximum habituel. Et caetera...

Nous réfléchissons à tous ces problèmes et nous vous tiendrons au courant !

signer

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08 mai 2020

Quelques statistiques

100 derniers

pages popu

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07 mai 2020

De la lecture pour les poètes confinés : Jean Cocteau

Les 7 dialogues de Jean Cocteau avec le Seigneur inconnu qui est en nous

J'ai eu envie de repartager avec vous ce texte magnifique et méconnu de Jean Cocteau où il fait l'éloge de la Poésie ; prenez du temps pour le savourer, reprenez-le plusieurs fois si nécessaire, lisez-le dialogue par dialogue. J'ai assisté à une scénographie de ce texte et cela était superbe.

PREMIER DIALOGUE

Comme je demandais : Seigneur n'userez-vous pas de nos mains pour vous construire un Temple, car si vous ne construisez pas un Temple, où pourrons-nous consacrer votre règne ? Il répondit : je construirai ce Temple mais vous ne le verrez pas, car il sera fait de chiffres et les chiffres deviendront des nombres si vous en êtes dignes et ce Temple aura nom : Poésie, car il ne saurait avoir d'autre nom. Et je disais : Comment le reconnaitre et ne pas le confondre avec un Temple d'idoles car leur adresse est grande à simuler la splendeur ? Il répondit : Mon Temple n'affichera pas de splendeurs et il n'existera que par votre volonté qu'il existe et nul autre architecte ne serait capable de l'édifier en un lieu . Je vous le répète il ne prendra ses assises sur aucun lieu sauf sur celui de votre Science et de votre Amour. Et sans votre Science le Temple ne peut s'édifier et sans votre Amour, il tomberait en poussière en admettant qu'une science feinte le puisse édifier en un lieu. Et comme je lui demandais : Qui nous enseignera cette Science ? il répondit : Cette Science est en vous mais elle dort et c'est à votre Amour de la réveiller d'un sommeil de mauvais rêves et lorsque vous l'aurez réveillée elle vous sourira et se lèvera de sa couche de nuages et elle bâtira le Temple que vous nommerez Poésie parce qu'il ne saurait avoir d'autre nom.

DEUXIEME DIALOGUE

Il dit : Car ce Temple sera un livre et ce livre le registre où je fais mes comptes, le registre de ma comptabilité. Malheur à ceux qui faussent les chiffres du livre car ils n'entreront jamais dans mon règne et jamais n'entreront dans mon règne ceux qui auront ri du livre, ceux qui auront jeté le livre , ceux qui se seront assis à ma droite pour insulter leurs frères qui ont écrit dans le livre. Car il n'y a ni gauche ni droite et qui prétendrait s'asseoir à ma droite fausserait les chiffres et les fausserait par orgueil. N'entreront pas dans mon règne ceux qui faussent les chiffres à leur profit et cherchent à s'enrichir en ajoutant aux chiffre le zéro qui les engloutira dans sa bouche. Je vous le dis, Jean a mangé le livre à Patmos de peur que le livre ne le mange. Car il y a des livres qui mangent les Hommes et mon livre vous mangera mais à seule fin de consommer votre méta-morphose. Car vous deviendrez chiffres et nombres et vous serez les colonnes du Temple qui portera le nom Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

TROISIEME DIALOGUE

Et comme je demandais s'il me serait possible de recevoir quelque lumière sur la science qui nous fera bâtir le Temple, il dit : Ne cherchez pas toujours à comprendre ni à savoir. Je vous guiderai d'abord et vous saurez ensuite. Et à quoi servirait-il que je vous dise ce qu'il faudra prendre de la boue et des chiffres et de ces chiffres et de cette boue faire un amalgame dont les vertus ridiculisent celles de l'or. A quoi servirait-il d'apprendre que le poème n'est pas un automate en qui quelque magicien fixe une seule pensée mais un organisme apte à mettre au monde des significations. Et vous servirait-il de savoir que ces significations sont innombrables, qu'elles échappent aux ouvriers du Temple et que le Temple seul pourrait leur révéler le secret final de leur besogne. A quoi servirait-il d'apprendre que le hasard résulte de l'infirmité des Hommes et qu'il n'est que le reflet des joyaux de ma couronne. Je vous le dis : Ne cherchez pas à quel usage je destine ce Temple et quelle sera votre tâche, car votre tâche sera celle d'aveugles et le Temple se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

QUATRIEME DIALOGUE

Et comme je demandais: Suis-je digne d' être un de ceux qui écriront des chiffres dans le livre ? Il dit : En vérité il n' y a ni passé, ni présent, ni futur et ceux qui écriront des chiffres dans le livre les ont toujours écrits et les écriront toujours. Vous avez écrit des chiffres dans le livre et je vous ai rendu invisible pour protéger le livre, et je vous ai rendu visible pour qu' on puisse vous bafouer, car si vous n' étiez pas bafoué, les chiffres s' effaceraient d' eux-mêmes dans le livre et vous n' y auriez rien écrit. Et comme je demandais : Me suis-je souvent rendu coupable de me croire libre de désobéir à vos ordres ? Il dit : Qui donc n' a pas désobéi à des ordres ? C' est le rôle des enfants, des poètes et des héros de désobéir à des ordres et c' est pour la désobéissance que l' obéissance est faite, et l' esprit souffle à l' esprit de désobéir. Car si vous n' étiez qu' obéissance vous vous remueriez pour bien des choses alors qu' il importe de comprendre la minute où le Maître exige la désobéissance et vous ordonne secrètement de quitter votre humble besogne afin de vous asseoir à ses genoux. Et ceux qui refusent de désobéir vous reprocheront de les quitter sans tourner la tête, car si vous tournez la tête, vous désobéirez à la désobéissance et cet acte vous changerait en statue de sel. Et si vous n' obéissez pas à l' ordre de désobéir vous resterez esclaves du deux et deux font quatre qui fait rire mes anges, et vous ne pourrez pas être un des ouvriers du Temple, mais seulement construire une de ces tristes casernes où vivent les morts.

CINQUIEME DIALOGUE

Et comme je ne voyais plus rien et n'entendais plus rien, et comme le silence ressemblait au silence et le vide au vide, j'interrogeai le vide et le silence. Et j'entendis : je suis le vide et le silence et il n'y a ni vide ni silence et le Temple sera fait de vide et de silence car votre vide n'est pas vide et votre silence n'est pas silence. Et à quoi servirait-il le livre des chiffres s'il s'agissait d'orner le vide et le silence ? Je vous le dis : ils n'aiment que l'ornementation et de cette ornementation rien ne reste dans le livre et ceux qui croient avoir peuplé le livre apprendront qu'ils n'ont rien écrit et que les chiffres du livre sortent du vide et du silence comme mes serviteurs apparaissent et disparaissent aux yeux humains, parce qu'ils ne viennent pas de l'espace, mais du temps et que ce n'est dans l'espace mais dans le temps qu'ils s'en retournent. Et ni le temps, ni l'espace ne peuvent exister l'un sans l'autre, et ni l'un ni l'autre n'existent. Et parce que vous avez deviné beaucoup de ces choses obscures, je vous parle encore et vous annonce que vos chiffres serviront à construire le Temple et qu'il se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

SIXIEME DIALOGUE

 Et comme je demandais s'il ne fallait pas craindre certains vocables qui risquent d'être soufflés par une force maligne, il dit : " Dans mon règne on ne juge pas, on pèse. Et vos actes s'y poursuivent sous une forme sans le moindre rapport avec celles que leur attribuent les humains. Votre tribunal fait rire mes anges car pureté, c'est unité et le mal n'existe que si l'unité se divise, et je suis trois en un, et au milieu de ce triangle il y a un oeil qui vous regarde."

SEPTIEME DIALOGUE

 Et j'entendis le rire des anges. C'était l'envers du silence et leur troupe nidifiait sur les corniches du Temple, et le Temple s'appelait Poésie parce qu'il ne pouvait avoir d'autre nom.

cocteau

sym-267

même si elle ne peut plus me lire, merci à MLT pour m'avoir fait connaitre ce texte 

 

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01 mai 2020

Premier Mai

Plus particulièrement cette année, avec ce muguet virtuel, le Salon des Poètes de Lyon vous souhaite beaucoup de Bonheur

 

muguet

 

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29 avril 2020

Tous nos articles sur les poèmes reçus en contribution coronavirus ...

colombe

message1

 

(les différences de présentations sont dues à la mise en page des textes d'origine)

4-bougies

N°1

IL....

Est terriblement avide
S'attaque à tout ce qui respire
Il ce qu'on à vécu de pire
Son nom de code est Covid

Il est venu sans papiers
Passé les frontières sans nuages
Pas besoin de majorité
Pour faire partout des ravages

D'aucuns accusent le pangolin
D'être son agent transmetteur
D'autres se font accusateurs
De nombreux autres desseins

Sans papiers et d'âge mineur
Émancipé de toute tutelle
Il n'aura pas attendu l'heure
De faire sonner glas et crécelles

Entre nations il sème le doute
Et la diplomatie s'agite
On veut savoir et très très vite
On veut savoir quoiqu'il en coûte

Il à séparé les familles
Obligé au confinement
4 milliards qu'on estampille
Comme suspects en attendant

En 21 jours seulement
Il à fait les plus grandes réformes
Ce virus d'Extrême Orient
Frappe de manière uniforme 

Grands et petits, jeunes et vieux
Et parait il, plus les hommes
Normal ils ont croqué la pomme
Ah la Genèse des jours heureux...

Virus il te faut pourtant savoir 
Que rien ne dure ici bas
Et qu'en France on écourte les Rois
C'est inscrit dans notre Histoire 

Puisque ton signe d'ornement
Est une couronne rouge carmin
Tu es repérée des savants
Qui te feront la peau demain

Compte les jours qu'il te reste
Et promène toi à ta guise
Et quand bien même tu te déguises
Mort à ton règne funeste

Egidio Luz


 N°2

Inconscients, irresponsables…aux fourneaux pour le Covid-19

 

Pour certains, le confinement,

N’est pas important.

Jeune ou plus âgé, je ne suis pas forcément concerné,

Et je fais preuve d’un égoïsme caractérisé.

Infractions multiples aux consignes,

Normal, je refuse de lire entre les lignes.

 

Soi-disant je mets les autres en danger,

bisoubactéries


Foutaise, ce ne sont que des préjugés.

Il ne faut pas dramatiser,

D’ailleurs le jogging, c’est ma priorité,

Ainsi que de me promener sur une plage au soleil.

De toute façon, je n’ai pas besoin de vos conseils.

 

Je ne suis pas le genre à me laisser manipuler,

Par un gouvernement trop zélé.

Pour les personnes infectées,

Elles n’avaient qu’à mieux se protéger.

Il n’y a rien de catastrophique,

Pourquoi on me critique ?

 

Pour ne pas tomber dans l’obsession,

Vous n’avez qu’à trier les informations.

D’abord, ça fait une sélection naturelle,

C’est bon pour la planète.

Je n’y peux rien si vous n’êtes que des mauviettes.

Achetez-vous une vie surnaturelle.

 

A être un vantard,

Un jour, pour toi, il sera trop tard.

Tu seras peut-être soigné,

Car notre civisme et notre conscience sont notre réalité.

Si tu es sauvé,

A défaut d’être incarcéré, il faudra t’excuser,

 

Car insulter la société,

Prendre plaisir à calomnier,

Tous les services de santé,

Les forces de l’ordre, les pompiers,

Tous les métiers mobilisés,

Face à tout cela, tu ne mérites pas d’être gratifié.

 

Avec cet esprit de cruauté, cette attitude maléfique,

Tu es devenu une injure, un déshonneur pour la République.

Daniel Beaudet (dans ce poème cliquez sur les petites bestioles)


N°2 bis
Le monde en silence (Covid-19)

 

Ce peut être rassurant ou inquiétant,

De ne plus entendre le bruit de la rue.

Peu de voitures circulent,

Les trottoirs sont quasi déserts.

C’est comme un manteau de neige,

chinuit


Qui amorti les sons,

Où glisse le chant des oiseaux, celui d’un pinson.

La pollution s’est retirée à perte de vue,

Pourtant nous sommes bien vivants.

Avec du recul,

Sous le couvert de consignes sanitaires,

Peut-être que nous sommes pris au piège.

 

A travers ce voile invisible,

Tout parait insensible,

Mais tout est possible,

Du meilleur comme du pire.

Sans devenir une cible,

On réapprend à vivre ensemble,

Avec des moments de délires,

Qui nous divisent ou nous rassemblent.

 

Quand un proche nous quitte,

C’est dur de garder ses distances,

Cette sensation d’éloignement,

Refoule cet instant d’accompagnement.

On a besoin de réconfort,

De s’étreindre, de se rapprocher,

D’échanger, de s’enlacer,

mamournours


Pour aller chercher cette délivrance,

Et ne pas avoir l’impression de prendre la fuite.

Privé de ce lien fort,

Ce moment de recueillement,

Disparaît comme un mystère, dans l’intervalle de cet espace-temps.

 

Si le silence est d’or,

La santé est un trésor.

Quand la vie est en péril,

L’amour nous relie à ce fil.

 
Daniel Beaudet



N°3
Les "zumains" confinés

 


Cela fait trois semaines qu'un inquiétant silence

Musèle le pays et sa terrible engeance

Dans un confinement docile, obéissant.

Un véhicule ou deux, quelques rares passants…

 

Un virus échappé, dans un orient extrême,

A bien proliféré. Il est partout et même

Près du cercle polaire, des  îles sous le vent.


Ils disent qu'il n'est pas emporté par le vent !

gif virus

 

Moi aussi je subis la loi de ce Covid

Creusant les solitudes qui fleurissent sous vide.

Est-ce que nos édiles, soupçonnés d'incurie

Ne nous préparent pas quelque décret pourri ?

 

Que les matins sont beaux au printemps revenu.

Le ciel est aux oiseaux, privilège obtenu

Grâce à la détention des "zumains" prédateurs,

Qui ne font plus hurler leurs voix et leurs moteurs.

 

Passent les jours d'ennui, la vie en marche arrière

Quelques pas au dehors, oui les gestes barrière…

Attendre. Oui mais quoi ? Le déconfinement ?

Je n'ai le cœur à rien. Enfin… Pour le moment.

 

Je suis anéantie de voir tous ces egos :

Guéguerre de chercheurs qui visent le magot.

La paix s'est installée, la nature respire.

Mais je sais que demain nous réserve bien pire. 

Nina Padilha (dans ce poème cliquez sur la bestiole verte)



N°4

Les enchaînés

Aucun écrit, ni de citations prophétiques,
Pour la mort de l'Humain en ces jours de talion !
Vous ! Messagers de Dieu ! Vos quatre vents bibliques,
Lâchez -les balayer l'ombre de ce vibrion !


Regardez et voyez ! Ces soldats héroïques !
Unis comme enchaînés aux peurs de leur mission,
De nuit comme de jour, leurs combats pathétiques
L'étrillent à ce qu'il est ! Vulgaire trublion !


Qui tiendra le crachoir au soleil de victoire,
Pour hausser au summum tous ces gens merveilleux ?
Pitié ! Qu'il soit des leurs ! Afin que cette histoire,


Soit gravée, au fronton des actes valeureux,
Avec leur vrai souffrance, très loin de toute gloire,
Dantesques soignants sans geste miraculeux !

Alfred de Loyarac



N°5

LE SILENCE DU MONDE

 

Lors, le monde tournait à plein,

La ville bourdonnait sans fin

Les humains couraient…

 

Soudain un mauvais matin,

Insidieux

Survint le fléau :

 

Un mal obscur, un virus vilain,

Venimeux, pernicieux.

 

Et le monde entier s’est  éteint...

 

Plus de camions, plus de passants

Dans les rues vides plus d’enfants,

Tout est immobile

Tout est dolent.

 

Les feux passent au rouge, au vert,

Qui s’en soucie ?

Un chat perdu, un oiseau blanc ?

Une feuille, un souffle de vent ?

La pluie ?

 

Le bourg est désert,

En suspens.

 

Tout semble vide et inutile,

L’homme est si fragile !

 

Pourtant la terre resplendit

La nature s’épanouit,

Le printemps revient, vif et serein.

 

Restent prière et patience,

L’espoir dans le silence.

 

Demain,

Peut-être l’homme sera-t-il

Moins futile ?


HERMELINE


 


n°6

 MINI PETIT VIRUS (sur l'air de Minnie petite souris, de Henri Salvador)

Mini petit virus, avec toi c'est pas du gâteau

viens voir petit virus, tu vas t'en aller aussitôt,
 n'avons pas besoin d'toi, il y a des malades un peu partout
 nous tous ensemble là, petit virus, nous tenons l'coup !

 Tu vas nous rendre marteau
 sors tout de suite derrière not'dos.

 mini petit virus on va bientôt te dire adieu
 viens voir petit virus y a des carabins courageux
 et c'est vraiment marteau, on va te donner un grand coup
 chez nous y a des héros, petit virus va-t-en de nous !

 On va d'abord te tendre un piège
 que feront nos chercheurs.

 mini petit virus nous n'avons que de bons agents
 viens voir petit virus ces amendes aux contrevenants
 et pour le piège crois-nous nous le jurons, nous s'rons dans l'coup
 l'médicament s'ra là, petit virus va-t-en de nous !

 Nous lâcherons rien du tout
 on t'aura par la peau du cou.

 mini petit virus puisque demain ce s'ra la fin
 viens boir'petit virus ce bon remède des médecins
 si nous ne lâchons rien, c'est pour demeurer dans le coup
 tu n'es qu'un p'tit vaurien, petit virus va-t-en de nous !

 Si tu nous veux la guerre
 nous avons des infirmières.

 mini petit virus puisque tu es là pour de bon
 y a des pompiers hardis, est-ce que tu sens qu'c'est pas bidon
 et la guerre tu vois c'est que tu n'es qu'un gros filou
 on va plancher sur toi, petit virus va-t-en de nous !
 Alors gare à l'élite,
 disparais de nos vies, on te dynamite
 bravo ! Et attention ! Nous allons sortir d'nos maisons
 attention !


 Jacqueline Paut


n° 7-

UN OISEAU SUR LA BRANCHE

moineau

 

Sublime sur sa branche un oiseau chante et danse
Un papillon l’admire et l’applaudit des ailes
Est-ce le renouveau qui divertit la France
Et nous offre du vert pour vivre au naturel?
Le retour aux sources pour enfin se connaître
Est-ce la solution pour comprendre les autres ?
J’aime à l’espérer pour…voir l’amitié renaître
Et l’encenser d’honneurs…en devenir apôtre.
Briguer le partage pour vivre le bonheur
Se vouloir solidaire en se rendant utile
Se rapprocher du cœur en semant à toute heure
Le plaisir d’être ensemble…en cueillir le subtil.
Prônons l’isolement dont la noble sagesse
Nous concède en retour…air pur et symphonies.
Pour nourrir notre esprit…tempérer nos faiblesses,
Appelons de nos vœux les joies de l’harmonie.
Pour toi mon ondine mon amour ma déesse
J’aimerais trucider le coronavirus
Et, de désir, sentir frémir sous mes caresses
Avide et envoûtant ton corps à la Vénus
Esseulés aujourd’hui pour échapper au mal
Se retrouver demain bienheureux plein d’envies
Pour savourer avec…un vertige optimal
Des ensembles d’oiseaux chanter l’hymne à la vie.

Tony Calouche



n°8 (acrostiches sur chaque début de vers)



Certain l’appelle «CONNARD» de virus

Ombre maléfique guettant sa proie

Redoutable leçon à l’homme se croyant Invincible

Ou, mise en garde d’un Dieu punissant l’Humanité ?


Non et non, réagissons, en ignorant nos peurs

Avec de l’humour rions en sublimant l’avenir 

Vite, chantons, dansons, rêvons en confinant nos vies

Inventons, créons, vivons en amusant nos enfants

Remercions ce chaud printemps, fleurissant nos jardins

Unissons-nous à la joie des malades bénissant leurs sauveurs

Si l’homme se réveille, redécouvrant l’essentiel…

                               Alors vivement les jours d’après !   

      Jeannine Mutillod


 n°9

Notre Monde

 

terrtourne

monde 1monde 2


N°10

LE NUAGE

 

C’est un nuage errant qui nous vole sans bruit 

Sans odeur ni papier, il franchit les frontières

Et s’installe en chacun comme il ferait chez lui :

Il entre sans frapper en souillant les matières.

 

Dans le confinement muselant la cité,

L’entraide et le service irriguent la survie :

De redoutables deuils touchent l’humanité

Quand trop peu de moyens peuvent nuire à la vie.

 

Pourtant chaque matin, j’entends mieux les oiseaux ;

J’apprends que des poissons renaissent dans les eaux

Et que du ciel plus pur, notre air se régénère !

 

lignedauphin

 

Avant d’autres tourments, j’apprends à me nourrir

De cette pureté tranquille et solidaire

Qui nous unit par peur de trop vite mourir !

 

Pham Quang Tân    (s'il ne bouge pas, cliquez sur le dauphin pour le faire nager)


 

N°11

SORTIR

Sortir, sortir enfin…mais pour quand l’évasion?

M’empiffrer de ciel bleu sans crainte du gendarme

Je voudrais que l’air pur m’enivre à profusion

Que le rire et l’humour suscitent mes larmes.

 

 Sortir errer très loin sans nulle appréhension

Gambader insouciant sillonner la nature

Se promener partout sans port d’attestation

Jouer comme un enfant inconscient immature.

 

J’aimerais dévorer la splendeur et l’espace

Qui s’offrent devant moi…brûlant de liberté

Et revoir mes amis en perçant cette impasse

Angoissante et sombre que je veux déserter.

 

Mais  le confinement dans toute sa rigueur

Ne suscite t’il pas de mauvais sentiments?

Des soignants dévoués qu’on veut chasser ailleurs.

Pour leur précieuse aide…quel beau remerciement !!!

 

Epaule t-il l’Etat dans sa soif financière

D’argenter le Trésor par sournoise sanction

En navrant tout fautif de peine pécuniaire ?

Est-ce ainsi qu’on brandit l’honneur de la Nation ?

 

Ou bien le soutient t-il pour priver le COVID

D’épouvantable action  dont nous serions victimes.

Alors je le chéris, le proclame David

Et lui voue de tout cœur ma plus profonde estime.

 

Oh oui je sortirai, Mais à l’instant venu

Où femme, enfant, homme pourront aller dehors

Ensemble célébrer la victoire obtenue

Sur ce Goliath qui nous assaille de tous bords.

 

Tony Calouche


 

N°12

Corona virus

 

Que c’est beau un printemps

Quand on se sent vivant

Et que l’on prend son temps,

 

Que c’est beau le printemps

Beau pour tous les amants

Que c’est beau à vingt ans,

 

C’est beau quand tout est beau

Pour toi, pour moi, c’est beau,

C’est beau com’ce bateau

Qui vogue, seul sur l’eau,

 

Ce lever de soleil

Le matin au réveil

Sous le chant des oiseaux

Volant au loin si haut,


 

Beau quand tout est fleuri

Et respire la vie,

Com’ ces grandes prairies

Qui m’ont toujours ravi,

 

Beau com’ ce vent léger

Sa musique offerte

A ces arbres âgés

Fiers dans l’herbe verte,

 

Com’ nos promenades

Où tels des nomades

Parmi les bois, les monts,

Libres, nous nous aimions.

 

Oh printemps d’aujourd’hui !

Peu à peu tu t’enfuis.

Derrière nos fenêtres

Nous t’avons vu naître.

 

Nous ne pouvons sortir.

Des êtres vont souffrir,

D’autres, seuls, vont mourir,

Serons nous des martyrs ?

 

Invisible ennemi

Où te caches tu ?

Dis quand partiras tu

Avec ta pandémie ?

 

Mais attends cet instant

Où tous nos combattants

Nourriront notre espoir

Jusqu’à la victoire.

 

Sifflez merles et moineaux

Un chant d’espérance

Promesse d’un jour nouveau

Baigné d’insouciance.

 

Printemps chasse nos peurs

Tu reviendras, meilleur

Et le parfum des fleurs

Embaumera nos cœurs


Philippe MOLLON



                              N°13

Résilience
 

C'était hier, à peine moins de deux mille ans...

Parce qu'Il s'exposait, désarmé, sur la place,

Cinglant l'hypocrisie avec des mots brûlants,

Fustigeant les puissants dont le coeur est de glace,

 

Ils l'ont enfin saisi, cloué sur une croix,

Châtiment de voyou, torture d'infâmie.

Sur la colline de la honte ils étaient trois

Mais Lui seul était pur de toute vilenie.

 

On avait crucifié son Fils et Dieu pleurait.

Pourquoi tant de douleur, pourquoi ce sacrifice ?

Mais deux matins plus tard Il ressusciterait

Et jamais ses amis n'oublieraient son supplice.

 

On me l'a raconté, car je n'étais pas là !

Je veux croire ardemment, grâce au don d'Espérance,

A ce mystère fou que l'on me révéla

Et que ne fut pas vaine, O Christ, cette souffrance.

 

Quand une grande épreuve étreint l'humanité,

Attentats, guerre, épidémie, état d'urgence,

Surgissent des héros, champions de charité.

A l'Amour sans partage ils ont fait allégeance.

 

C'est un peu comme Toi... Cela fait deux mille ans

Et Dieu sourit.
Marie Claire Melchior


 

N°14  - La crise

Horrible monstre arrose une foule masquée,

Répand couleurs de soufre, odeur âcre crachée ;

Le vacarme scandé des boums de tambour

Hypnotise à gogo tous les gens de ce bourg.

J’ai les yeux éblouis par cette mascarade

Et je m’évanouis à mon tour camarade ;

L’escogriffe devient invisible à mes sens,

Plus diffus, insidieux, il s’immisce en tous sens.

Il provoque, sournois, maladie inconnue

Récoltant la panique en tous lieux advenue ;

Les moyens pour lutter imprévues en ces jours

Lui laisse tous loisirs d’attenter à nos jours.

Quelques mois ont suffi, confinement oblige,

Pour enrayer enfin l’objet de ce vertige.

L’économie bloquée, folies dans la cité ;

Mais un progrès dans la – biodiversité –…

Ce bienfait, engendré par l’absence sur site

Des mouvements humains, est une réussite ;

Réduisons fortement nos gesticulations,

Pérennisons la baisse enfin des pollutions !

Une douleur intime anéantit mon rêve,

La réalité revient à tout rompre sans trêve !

Après la triste crise, aurons-nous par bonheur

Ce souci : renoncer au surplus destructeur ?

                                             Claude Ferrer

 


 

N°15 - A TOUS LES AIDANT(E)S

 

Ils nous offrent tant de patience

Pour soulager toute souffrance

Résolus au confinement,

Passent leurs jours en dévouement.

 

Elles veillent avec tendresse

Diffusant toute leur sagesse

Leur chaleur et leur conviction

Dans cette époque en perdition.

 

Ils sont dévoués corps et âme

Brille en eux cette belle flamme

Qui fait que rien ne les rebute

Pour être ‘’Héros’’ chaque minute.

 

Elles vivent dans ce naufrage,

Blouses blanches, masque au visage

Toutes résignées à leur sort

Quand près d’elles rode la mort.

Ils résistent, nombreux, dans l’ombre

Toujours présents aux heures sombres

En professionnels aguerris

Preuve d’un amour infini.

 

Elles sont la bonté du monde

Attentives chaque seconde.

Engagées pour se dépasser

Refusant de se prélasser.

 

Certains s’échappent en silence

Après l’effroi, la délivrance

Sans une fleur sur le brancard

Sans supplique au dernier regard.

 

Elles portent malgré le drame

Cette noblesse de la femme

A qui, tous, nous devons la vie

En ces jours, même la survie.

 

Ils agissent avec le cœur

Restent sereins malgré la peur

Portant l’espoir qu’après demain

Le monde sera plus Humain.

 

Elles soignent sans nul répit

Leur doux sourire est un défi

A l’insidieuse pandémie ;

Car, tous vaincront cette ennemie.

 

Pourrons-nous à notre «réveil»

Nous re-tourner vers «l ‘Essentiel» ?

 

                                          Pierre Platroz


 

 

N°16 - COVID 19

 

Espoir ou désespoir
L’oiseau s’est éveillé dans un profond silence,
Pas d’engin ni tracteur, point d’effluve ou relent.
Des crêtes bleu turquoise un rapace s’élance,
Pour rejoindre son nid dans le ciel transparent.

nid-jardin



La Nature procrée et féconde en surnombre
Et donnera demain des épis vigoureux.
La Terre se guérit mais l’être humain dans l’ombre,
Après un vain combat meurt, la poitrine en feux !

Ce temps du désespoir, épreuve ou embellie ?
Nul ne le sait vraiment en toute probité.
On a brisé le sol, pillé son énergie,
Mis entre parenthèse un oracle sacré ;

Mais le covid 19 a déchaîné son ire,
Il envahit la scène en mauvais tragédien ;
Vient-il porter parole en ce monde en délire, 
Symbole des écrits d’un manuscrit ancien ?


Mais que sera l’après, le vaccin, la survie,
La parole est fragile en face de l’espoir.
Moi je vote coupable à l’aune de ma vie.
Ce n’est pas un adieu, peut être un au revoir…

 

                                                   Marylou Menant



 

n°17 LES VIEUX sur l'air de Mon vieux de Daniel Guichard

écrit le 15 avril 2020, après l'annonce du prolongement du confinement

voilà c'est encore râpé
on croyait être déconfinés
faudra attendre la fin de l'année
les vieux

et tous les jours de la semaine
on ne fait rien, on casse la graine
et on s'occupe comme on peut
les vieux

les grands-pères et les grands-mères
ça s'énerve, ça s'exaspère,
ils ne rêvent plus qu'au paradis
hé ouais, tant pis

voilà c'est encore râpé
dans les magasins esseulés
ils vont tous à la queue leu leu
les vieux

toute leur vie était au boulot
pour sûr, on peut en dire un mot
de ces gens plutôt silencieux
les vieux

les heures passent et résonnent
et y aura bientôt plus personne
pour venir leur serrer la main
je crois, demain

voilà c'est encore râpé
c'est fini pour les retraités
les pensions c'est sauve-qui-peut
pour les vieux

on connaît toujours la chanson
y a dans les caisses plus de pognon
on va le piquer à Macron
c'est mieux

mais comme ils disent à la télé
on aimerait bien s'esquiver
c'est pas pour demain l'évasion
je sais c'est con

on peut bien voir les jours passer
comme un moment à regarder
les photos de famille des vieux
tant mieux

on ne peut plus, c'est pas malin
aller les voir dans leur machin,
les ehpads ou à domicile
tranquille

mais quand on a quatre-vingts ans
et qu'on n'a plus beaucoup de temps
on a besoin de ces choses-là
tu vois

on est tous confinés ici
et on croit qu'il nous a appris
une sagesse de grand-papa
l'corona 

 

Jacqueline Paut 

vieux dansent

 


 

n°18 - Renouveau

 

Un peu de soleil au cœur

Et des pétillements d’humeur douce

Quelques poussières de bonheur

Et des espoirs à découper

Comme un gâteau d’anniversaire…

 

Dehors l’air est doux

Comme un printemps tout frais

Presque un été en devenir

Quelques fleurs se colorent

Et se trémoussent sous les rayons…

 

Dedans les corps se frôlent

S’endorment en famille

Rêvent de rencontres amies

Se bougent sans hâte

Presque au ralenti…

 

L’esprit s’enhardit parfois

Imaginant demain

Et l’après, et les années à venir

Niant les risques, les délires,

Refusant l’incontrôlable…

 

Alors d’un mouchoir en papier

D’un masque cousu avec amour

Et d’un savon tueur de virus

Nous allons rentrer dans la vie

Comme on se relève après un premier KO

 

Armés jusqu’aux dents

Attentifs aux autres

Défenseurs de la terre

Découvreurs de nouveaux challenges

A mettre notre bonne terre au rendez vous du renouveau!

  maryse Cornet Carayol (vous pouvez cliquer sur l'image)

vilfleurie


 

-------- N°19

Le petit brin d’herbe


Sur le trottoir apparaît l’herbe, dame nature reprend ses droits,
Qu’importe le bitume, usé par mes pas
Elle lutte contre un confinement voulu par la main de l’homme
Elle étouffe sous l’asphalte et son bonheur est de poindre son petit nez
Le long des murs lézardés, elle revient à la vie respire enfin de nouveau,
Se dore au soleil.
Comme elle un jour je sortirai de ma cage pour m’envoler vers mon petit brin,
Il me manque tant, j’aimerais pouvoir le caresser,lui dire des mots d’amour
Enfin revivre respirer m’éloigner de mon confinement
Pouvoir à nouveau courir dans les prés.


Evelyne Le Cam

portouvre


N°20 acrostiche 

 
Comme une bombe le virus a explosé 
On n’avait rien entendu rien pressenti
Ne sortez plus restez chez vous!
Finies les sorties les réjouissances  les amies
Inverser du jour au lendemain nos habitudes
Ne plus embrasser les siens ni les voir
Enfermés pourquoi? Ce n’était qu’un virus
Mais qui a envahi le monde mortellement
Et tous les pays s’enfermaient sur eux mêmes 
Nuit et jour les heures solitaires s’égrenaient 
Télévision livres rangement etc on s’occupait 
 
Dépourvus et inquiets nous subissons
Une vague d’informations contradictoires  
 
Avec bien sûr chiffres des morts à l’appui
Uniquement quelques voix contestaient
 
Comme de bonnes gens on doit obéir 
On attend les masques les tests pour nous protéger 
Retrouver le cours de la vie un jour ?
On écoute le silence de la ville et le chant des oiseaux
Ne pas oublier les vaillants soldats des hôpitaux 
Ah ! quand le goût délicieux de la Liberté ?
                                                       Claude Reyne 
 N°21 
 Poème pour après…

 

 

Forts déconfits, tous confinés,

A la maison nous sommes coincés !

Dés que la bête venue de Chine

Aura gouté la Chloroquine.
A nous amis, les p’tits bouchons

Où nous ferons moult mâchons.
Une rosette, quelques gratons

Un tablier et son sapeur,

De beaux cardons, des pommes vapeur,

A nous aussi les andouillettes

Les pieds de porc, les amourettes

Une quenelle bien gratinée

Du cervelas écervelé

Tête de veau, cochon dodu

Une cervelle de canut

Du Mâcon dans le corgnolon

On entendra tous les violons

Jouer dans notre cher vieux Lyon !
Après…

 

Fanfan Arthaud

 

charcut


 

N° 22 
Moi je reste optimiste :
Félicité par Fred pour un quatrain modeste
J’en suis tout retourné, vous m’en voyez ravi !

Il aura donc fallu ce virus, cette peste,
Pour que je m’aventure, presqu’au soir de ma vie,

À faire rimer des mots, moi l’amoureux des nombres,
Qui préfère à Verlaine Léonard de Vinci !
Je vois bien la menace avancer comme une ombre,
Mais c’est l’ombre d’un doute, ou du moins c’est ainsi

Que j’aime à y penser ; moi je reste optimiste
Et je veux croire encore que notre humanité
Saura bien surmonter ce monstre « épidémiste »

Que nos petits-enfants, à naître ou déjà nés,
Bien plus que nous seront de bons écologistes,
Et se feront un monde un peu moins agité.
Georges Varillon

n°23

                                                                               MAIS NE SORTEZ PAS

 

                                            Ou recommandations confinement

 

Air de : Ne me quitte pas

Jacques BREL

 

1/

Non ne sortez pas

Il faut oublier

De faire quelques pas

Dans les escaliers.

Non ne sortez pas

Restez confinés

Caressez le chat

Prenez la télé.

Et quand vient le soir

Par tous vos ‘’bravo’’

Vous portez l’espoir

Jusqu’aux hôpitaux.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

 

2/

On a vu souvent

Jaillir le virus

Sur des jeunes gens

Ayant du tonus.

Car ce Corona

Parfois vous surprend

Et c’est pour cela

Qu’en éternuant

Veuillez crachoter

Contre votre manche

Ou bien vous moucher

Dans un truc étanche.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

 

3/

Il vous faut porter

Un masque en coton

Penser l’ajuster

Dessous le menton

Pour bien protéger

Du monde alentour.

Aussi le changer

Quatre fois par jour

Ne pas le toucher

Car le salopard

Rentre par le nez

Ou par autre part.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

 

4/

Lavez-vous les mains

Au savon à l’eau

Du soir au matin

Ou au gel hydro.

Mais ne sortez pas

Restez bien surtout

Si ça ne va pas

Prenez votre pouls.

Puis téléphonez

On viendra chez vous

Pour vous emmener

Vous verrez bien où.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

 

5/

Non ne sortez pas

Ou faites attention

Faut signer en bas

Votre attestation

Pour vous déplacer

Jusqu’au super U

Sachez bien cocher

A l’endroit prévu.

Gardez un bon mètre

Entre deux clients

Il faut s’y soumettre

Sans être impatient.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

 

6/

Si ce texte là

Est peu littéraire

Il vous servira

Pourtant à bien faire.

Il est parait-il

Prévu que s’achève

Peu après avril

Ce très mauvais rêve

Alors vous pourrez

Retrouver la vie

Vos activités

Et la poésie.

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

Mais ne sortez pas

….Bientôt ça ira !

 

Pierre Platroz

 

médecin

 

 


n°24  JE M'LAISSE ALLER sur l'air de Tu t'laisses aller de Charles Aznavour

c'est drôle je n'fais que regarder
les cheveux qui poussent sur ma tête
j'ai pas envie de rigoler
c'est que j'ai une fichue tête
quand je me vois dans le miroir
allez, ça passera, courage,
faut que je l'avoue j'en ai marre
du manque de coiffeur dans l'parage
je n'ai pas envie d'être sage
j'vais pas encor dormir ce soir

j'en ai assez faut bien qu'je vous l'dise
tout'la journée j'reste en chemise
et je traîne des pieds par terre
c'te fois c'est pas que j'exagère
oui, j'en ai encor pour longtemps
je sais vraiment pas où aller

ça m'a changée l'confinement
j'me laisse aller, j'me laisse aller

maintenant je n'fais qu'regarder
les films d'la 2, quelle aventure
assise en peignoir bien fermé
au chaud, je me crois à une cure
je me confine chaque jour
je ne fais rien, c'est la galère,
j'ai pas envie de faire la cour
d' balayer la maison entière
j'deviens la petite mémère
quand est-ce que je vais faire un tour ?

Heureusement, je fais des strophes
avec des amis philosophes
on s'croit vraiment en hypokhâgne
la solitude c'est plus le bagne
faisons de la prose et des mots
les jours où nous sommes inspirés

entre les vers et le frigo,
on s'laisse aller, on s'laisse aller

et tous azimuts sur l'écran
de nos ordis on nous réclame
c'est comme pour les soignants
on applaudit hommes et femmes
qui font pour nous tous les efforts
un pour tous et tous à leur place,
leur métier c'est un drôle de sport
devant l'virus le sang se glace
on se retrouve face à face
demain on va lui faire un sort

et dans ce petit palimpseste
il faut que je reste modeste
espérons que bientôt la quille
nous rende heureux sous la charmille
et nous reprendrons avec cœur
nos habitudes du passé.

Que dans l'amitié tous en choeur
on s'laisse aller, on s'laisse aller

Jacqueline Paut
21 avril 2020

smileycoucou


 opus 25 /

Espoir pour après
Essayer d’être poète un matin d’été en Provence :

DSCF0134 - Copie

(lieu réel)

Ce serait un petit déjeuner, pris tardivement, après une soirée de musique.
Ce serait un de ces moments où la nature est parée de toute sa vivacité de l’été.
Le soleil, déjà levé derrière les hautes collines du Lubéron, réchaufferait les corps et les coeurs, on sentirait la chaleur monter doucement du sol de la terrasse.
Une douce brise donnerait vie aux pins entourant la maison rustique comme dans une chanson et nous apporterait, avec ses caresses, de multiples senteurs l’horizon incertain dans la brume cacherait là-bas, bien plus loin, au sud,
cette mer antique et nourricière.
En bas dans la vallée, la cloche de l’église du village, d’un son timide rappellerait, le temps qui passe…
Une multitude de fleurs se serait posée en bouquets dans le petit pré.
Le gazouillis des oiseaux dans les arbres ferait  concurrence au chant des cigales cachées dans les lavandes et les thyms sauvages et se mêlerait au doux chant de la source.
Et ce petit déjeuner, même s’il est frugal, apparaitrait comme fastueux, confitures maison, miel et beurre de la ferme, tranches du gros pain cuit au four par le boulanger du village…accompagnant un bol de thé, de café ou de lait.
La joie de vivre et le calme de cette nature apaisée illuminerait les regards émerveillés par ces instants de bonheur…


Gérard Demon


 

 Enumération par la fenêtre d’une confinée

 

Un promeneur de chien, une coureuse à pieds,

Une mini-rose au jardin suspendue,

Le chat rassasié repu d’hebdomadaire poisson.

 

Tourterelle éveille un temps gris très doux.

Pluie fine émerveille.

Transforme une pâleur d’asphalte en brillant anthracite

 

Les antennes de télé ratissent

Quelques oiseaux

Dont les petits pépient

 

Dans les anfractuosités de façade,

Dans les arbres vêtus de lierre,

Ou le pin aiguillé.

 

Un chien d’appartement fête ses habitants et maîtres.

Les volets roulants remontent bruyamment

Laissant entrer ce jour sans soleil ni poussière.

 

L’homme a signé son laisser-passer

Il marche une main dans la poche

Sous son parapluie.

 

Chez ma voisine d’en-face

Une fenêtre est à demi fermée

Qui d’habitude bée

 

Je constate l’entrebâillement

Du confinement, alors qu’elle

Etait quotidiennement ouverte en grand

 

Une voiture vient de passer,

Hybride silencieuse.

Humidité d’asphalte écrasée par les pneus.

 

Première nuit de ramadan bien passée.

Un trolleybus approche illuminé,

Il roule au ralenti entre ses arrêts

 

Afin de respecter l’horaire

Indiqué bien prévu

Mais une seule passagère

 

Une seule passagère, Lorelei à l’arrière

Promène ses longs cheveux blonds défaits

Le covid-19 n’a plus qu’à s’accrocher.

 

Jacqueline LIEBER


 

et une dernière pour la route, livrée par porteur spatial

Monde en déconfinement

 

Il suffit que le Covid brise

Tout élan, grand choc de la crise

Et survient le confinement,

Interdits de rassemblement !

Plus de travail, école, culte

Que chacun des médias ausculte

Les citoyens de tout pays

Découvrent que rien n’est acquis.

 

Comment accepter ce passage

De vie, où l’esprit reste sage

Transfigurant le quotidien,

Il se transpose tel gardien !

Notez ce goût de l’écriture

Quand lire devient nourriture

Accompagnant l’essentiel

Face au moi superficiel.

 

Puis retrouvant nos assemblées

Loin des périodes troublées

Nous louerons la fraternité,

De même sa pérennité !

Nous choisirons la confiance

Face aux forces de la science

Pesant le déconfinement

D’un monde sans renoncement !

 

     Meira

 


 

 et le lundi 11 mai...ce fut le déconfinement ...d'où nous extrayons le mot : FIN en espérant qu'il soit définitif et en remerciant chaleureusement tous les participants ! Ainsi se terminent nos contributions !

 

venirvoir

 

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06 avril 2020

Bonnes lectures !

Le propre d'un amateur de Poésie est de...lire. J'ai découvert une véritable mine d'or...au Québec ! Il s'agit de la Bibliothèque électronique du Québec qui offre ainsi environ 3000 ouvrages en lecture PDF. J'ai sélectionné plusieurs collections (cliquez sur les liens) :

classiques du XX ième siècle : http://beq.ebooksgratuits.com/classiques/index.htm

à tous les vents : http://beq.ebooksgratuits.com/vents/index.htm

littérature d'aujourd'hui : http://beq.ebooksgratuits.com/contemporain/index.htm

Avec ces trois références vous pouvez lire déjà de très nombreux livres pour de nombreuses heures ! D'autant plus que vous pouvez enregistrer les PDF en les téléchargeant sur votre ordinateur.

Vous pourrez ainsi passer de très longs moments en confinement...

A titre d'exemple, prenons Jules Verne, vous conviendrez que c'est assez incroyable...

http://beq.ebooksgratuits.com/vents/verne.htm

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03 avril 2020

en cette période de confinement

Chers visiteurs et poètes,

En cette période de confinement où, théoriquement, vous avez plus de temps, nous vous engageons à relire nos différents articles et à regarder nos albums photos ; nous avons ainsi publié 403 messages, 5157 (!!!) photos et vous êtes 79645 visiteurs cumulés dont 45 abonnés ayant posé 281 commentaires. Tout cela depuis le 8/10/2007.

Pour vous aider à rechercher le détail de nos productions, vous pouvez consulter le plan du site (cliquez sur le lien)

http://www.salonpoeteslyon.fr/archives/index.html

Bonne promenade envers et contre tout et protégez-vous !

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02 avril 2020

Evolution du blog en période de confinement ...

A LIRE ATTENTIVEMENT

Les circonstances font que, partout, de nouvelles solutions doivent être trouvées pour supplanter au confinement. Une réflexion a été engagée au sein du Salon des Poètes pour permettre d'assurer les échanges et le partage ;  nous pensons avoir trouvé la (ou les) solution(s).

Deux problèmes se posaient :

-le suivi de nos concours annuels de Poésie francophone

-le maintien des relations entre nos Membres pour pallier au manque de rencontres, tant en Groupe d'études qu'en rencontres mensuelles dominicales ; à cela s'est ajouté le désir de permettre de communiquer des textes quant à la pandémie actuelle.

Nous avons donc créé, grâce à notre nom de Domaine chez Canalblog, deux adresses e-mail :


 pour les Concours : concourblog@salonpoeteslyon.fr


Nous avons reporté l'échéance de nos Concours du 31 mars au 30 avril, 2 possibilités :       

   1/ Envoyer vos poèmes par courrier postal comme habituellement :


    Sur chaque document devra figurer en haut et à droite la mention de la catégorie choisie : Section « L » pour Libre. Section « C » pour Classique, Section « NC » pour Néo-classique, Section « S » pour Sonnet ou Section « N » pour Nouvelle, suivie d’une courte devise ou N° à 5 chiffres.exemple : L tartempion ou C21312
    Cette devise (ou ce numéro) sera reporté(e) sur une enveloppe cachetée contenant les éléments d’identification du candidat : nom, adresse, téléphone, adresse e-mail
     COMPOSITION DE L’ENVOI POSTAL :

    ●  trois exemplaires de chaque poème ou de la nouvelle
    ●  l’enveloppe cachetée décrite ci-dessus
    ●  le chèque de participation : 5 € par poème pour toutes les sections, 10 € pour la nouvelle
    ●  2 enveloppes 16 cm x 23 cm timbrées avec deux timbres rouges  à 0,95 € chacun de préférence, soit la somme totale de 1,90 €, libellées à l’adresse du candidat  

    Tous les envois non conformes seront éliminés (maximum 3 poèmes par section)

    à envoyer par courrier POSTAL à notre Siège :
    SALON DES POÈTES DE LYON
    Palais de la Mutualité Place Antoine Jutard 69003 Lyon      


        2/  Envoyer vos poèmes  à l'adresse courriel des Concours concourblog@salonpoeteslyon.fr (à copier)

NOUS INSISTONS SUR CE POINT : attention ! en raison du fonctionnement du système, vos envois doivent être écrits dans le corps du courriel et non être en pièces jointes.


    EN  INDIQUANT BIEN en-tête de votre texte la Section : (maximum 3 poèmes par section)
    Section « L » pour Libre. Section « C » pour Classique, Section « NC » pour Néo-classique, Section « S » pour Sonnet,      Section « N » pour Nouvelle, suivie d’une courte devise ou N° à 5 chiffres.et la Devise choisie( ou un numéro à 5 chiffres ), exemple : L tartempion ou C21312.Cette devise (ou ce numéro) sera reporté(e) sur une enveloppe cachetée contenant les éléments d’identification du candidat exemple : L tartempion ou C21312

    PUIS ENVOYER POUR VALIDATION et par voie postale au Trésorier du Salon le règlement par chèque de participation : 5 € par poème pour toutes les sections, 10 € pour la nouvelle ; bien indiquer au dos du chèque :  la Section , la Devise , le nombre textes envoyés, votre numéro de téléphone et courriel éventuellement. avec :
    ● l' enveloppe cachetée sur laquelle sera inscrite devise ou numéro et contenant nom et coordonnées du candidat : nom, adresse, téléphone, adresse e-mail
    ●  2 enveloppes 16 cm x 23 cm timbrées avec deux timbres rouges
    à 0,95 € chacun de préférence , soit la somme totale de 1,90 €, libellées à l’adresse du candidat.

    Ces envois sont à envoyer directement au trésorier du Salon: Pierre PLATROZ 332 Rue du Bourg 69380 Dommartin ; les envois par courriel seront validés à réception de ce courrier même s'il arrive quelques jours après la date de clôture.

    Ces dispositions permettent de garantir, comme d'habitude, l'anonymat des concurrents : les Membres du Jury n'y ont pas accès.
  
    (demandes de précisions éventuelles au 06 74 41 02 69 )


 précisions pour les Concours enfants et jeunesse :

Écrire 1, 2 ou 3 poèmes maximums, les dactylographier, chacun sur une feuille 21x29,7 blanche, sans aucun signe distinctif ou dessin.(pour les envois par poste)

Noter, en haut et à droite, la section choisie (A, B, C ou D), suivie d’une devise (petite phrase personnelle - ex : « le chat est noir » ou « l’union fait la force »), puis la date de naissance et l’âge et rien d'autre.

Cette devise sera reproduite sur une enveloppe cachetée renfermant une carte format carte de visite avec le nom et l’adresse du candidat et encore une fois la devise ainsi que 2 enveloppes 16 cm x 23 cm, timbrées avec deux timbres rouges à 0,95 € chacun, soit la somme totale de 1,90 €, libellées à l’adresse du candidat.

Ce concours étant gratuit, les textes (3 maximum) peuvent être envoyés eux aussi par internet, avec envoi postal au Trésorier du Salon, comme pour les adultes  : attention ! en raison du fonctionnement du système, vos envois par internet doivent être écrits dans le corps du courriel et non être en pièces jointes.

●l’enveloppe cachetée décrite ci-dessus ;

●  2 enveloppes 16 cm x 23 cm timbrées avec deux timbres rouges

à 0,95 € chacun, de préférence soit la somme totale de 1,90 €, libellées à l’adresse du candidat.

 


  pour les contributions et échanges poétiques :      

  contributions@salonpoeteslyon.fr  (à copier)


 

 ÉCRITURES SUR LA SITUATION ACTUELLE SUR LE CONFINEMENT : sur le virus, les infirmiers (es), le personnel soignant, la solidarité, le partage, etc...vous pouvez nous envoyer tous les écrits en vers, prose, slam, chanson etc...NOUS INSISTONS SUR CE POINT : attention ! en raison du fonctionnement du système, vos envois doivent être écrits dans le corps du courriel et non être en pièces jointes.
 
Les écrits retenus par la Présidente du Salon et un comité de lecture mis en place à cette occasion, pourront être publiés  sur notre blog, sur notre lettre ou autre support du Salon des Poètes de Lyon. Les auteurs, à partir du moment où ils envoient leurs textes, en autorisent la publication dans ce cadre. Ce moyen d'expression poétique est ouvert à tous, adhérents ou non, il est totalement gratuit.Il suffit d'envoyer vos textes (2 par envoi maximum) à l'adresse courriel sans limitation de date pour l'instant.

En ce qui concerne les autres demandes, elles sont toujours à envoyer par le module contacter l'auteur (en haut de colonne gauche en dessous du compteur), et seront gérées comme auparavant. Nous vous demandons instamment de respecter ces adresses pour vos envois car une mauvaise direction ne parviendrait pas à son destinataire.

avec les compliments de Madame Bach-Sisley (pour les initiés)

bachsisley

 NE PAS UTILISER LES COMMENTAIRES POUR VOS ENVOIS

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01 avril 2020

Le Printemps des Poètes ...2020

Tous les membres du Salon des Poètes, habituellement tous visiteurs de ce blog, n'ont pas manqué de participer au Printemps des Poètes annuel... Cette année, le choix du sujet était prémonitoire : je ne résiste pas à la tentation de reproduire ici son texte d'introduction sur le site spécifique (que vous pouvez visiter du fait de sa grande richesse) :

https://www.printempsdespoetes.com/

Du 7 au 23 mars 2020

Édition 2020
Le Courage

C’est un vers de Corneille. Un vieil alexandrin célèbre, à la toute fin du Cid, qui dit le cœur, l’espoir et le triomphe du temps quelque part à Séville :
Espère en ton courage, espère en ma promesse…
Et dans cet hémistiche toute la bravoure du monde roule à l’assaut des siècles, avec tant de constance. Tant de patience passée à la postérité, comme un secret légué, mantra plus efficient que les rudes lois du sang.
Et la vaillance d’outrepasser les règnes, les solitudes, les exils, les douleurs, les aurores et les disparitions. Nos horloges sonnent l’heure du courage, écrivait Anna Akhmatova à l’hiver 1942. Tandis que Prévert tordait le cou aux pensées toutes faites dans ses « Adonides » : La guerre déclarée / j’ai pris mon courage / à deux mains / et je l’ai étranglé. Car le mot, trop taillé pour la gloire, a parfois mauvaise presse. Pourtant le cran. Pourtant l’audace. Pourtant la virtus latine, qui fait dire à Virgile et Apollon d’une même voix : Déploie ton jeune courage, enfant, c’est ainsi que l’on s’élève jusqu’aux astres.
Cette force d’âme capable de tutoyer les étoiles en appelle aux mots de Desnos, dont Éluard affirmait, devant ses cendres revenues de Terezín, qu’il était la poésie du courage. Une poésie qui se joue la vie, l’amour, la liberté jusque dans la pire des morts. Avec ce qui me reste de courage, défoncer toute la Nuit, proposait Paul Valet, tout aussi prompt à mourir.
C’est coton, le courage, même sans être corps et âme en lambeaux.
La course plus que la rage. La lumière à foudroyer le noir. Comme s’il n’y avait qu’un poète pour dire cet éclat d’être sans orgueil. Cette témérité de la langue qui vous mène plus loin que la vue ne peut voir. Cette intrépidité de la parole qui nous fait défaut. Cette endurance à Raturer outre. Ce souci du poème. Je vais droit au jour turbulent, annonçait André du Bouchet. Que l’on se nomme Blaise Cendrars ou Benjamin Fondane, Charlotte Delbo ou Sylvie Brès, Juan Gelman ou Ludovic Janvier… Tous ont osé. Et la frappe, la vitalité de l’écriture, le prodige de l’énergie poétique de nous révéler encore et toujours.

Sophie Nauleau
Lors de la mise en place de ce Printemps 2020, tout le monde ignorait le triste développement de la pandémie du coronavirus car, en effet dans ces circonstances le courage est un maître-mot !
Quant à moi, je rappelle aussi que le courage c'est d'aller aux autres et de s'ouvrir à eux pour être solidaire. En effet il est important de servir sans rien demander en retour.

 

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31 mars 2020

pandémie

Cette vidéo émouvante vous est offerte par la Présidente du Salon qui l'a découverte sur Youtube :

la recherche automatique étant bloquée, nous vous en donnons le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=rEjvRktXeis&feature=youtu.be

sur lequel vous pourrez cliquer pour la visionner

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25 mars 2020

Concours

En raison des graves circonstances actuelles, l'échéance de nos Concours, habituellement fixée au 31 mars, est reportée, pour le moment, au 30 avril 2020 : les poètes bénéficieront donc d'un mois de délai supplémentaire pour produire de nouvelles contributions !

et protégez-vous bien !

ET LIRE ATTENTIVEMENT NOTRE ARTICLE DU 2 AVRIL

ivoire livre

 

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21 mars 2020

Je m'appelle humain

En cette période de solidarité, devenue nécessaire du fait de l'actualité, on nous demande de vous présenter le livre de Ramadan Bozhlani illustré par Malvina Barra : Je m'appelle humain édité par les Editions Soixante à Paris.

Copie du site de présentation :

Ramadan Bozhlani et Malvina Barra mettent en lumière les sentiments issus du parcours migratoire : perte, angoisse, souffrance mais aussi soulagement et tendresse.
Je m’appelle humain représente le Mariage de la littérature et de la peinture pour parler des sentiments, langage universel, afin de réunir les Hommes et les inviter à vivre avec plus de tolérance.
La collaboration des deux artistes a fait l’objet d’une exposition dans la capitale des Gaules en avril dernier.
De nouvelles expositions itinérantes, qui accompagneront la sortie de ce recueil, sont en préparation. Ce recueil est un incroyable rendez-vous avec l’univers des deux artistes. De par leurs origines et leurs histoires respectives, les deux artistes poussent un cri de rage, de douleur, mais aussi d’espoir.

Les auteurs

Reconnu et définit comme un poète « du monde » , Ramadan Bozhlani, né au Kosovo, poète et écrivain publié en Albanie, vit aujourd’hui à Lyon, très impliqué dans la vie culturelle et associative

Il continue d'écrire sans répit, pour demeurer vivant. 

Ce recueil de poésies est illustré par les dessins à l'encre de Chine de Malvina Barra, jeune artiste illustratrice, dessinatrice de bandes dessinées formée à Lyon. La collaboration des deux artistes a fait l'objet d'une exposition à Lyon en avril dernier. De nouvelles expositions itinérantes sont en préparation.

je-m-appelle-humain

vous pouvez commander ce livre avec le lien suivant (3 extraits y sont présentés)

https://www.editionsdes60.com/fr/home/382-je-m-appelle-humain-9782847954807.html?search_query=humain&results=28

 d'autre part, il apparait, après vérification, que ce livre est disponible sur la plupart des sites consacrés à l'édition : amazon, decitre, fnac, leslibraires, furet, cultura, lalibrairie, eyrolles, etc...

 

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13 mars 2020

Coronavirus

Après mûres réflexions extrait d'un courrier transmis par la présidente du Salon :

bonsoir à tous, la décision a été difficile à prendre mais nous faisons le choix d'annuler le groupe d'étude de demain soir ainsi que le dimanche du salon.

les choses empirent avec ce satané coronavirus et les risques pour les séniors sont importants...
Je me charge de prévenir les intervenants prévus...
bon courage à tous et donnons nous des nouvelles....pour le groupe d'étude on peut proposer à tous de s'envoyer les poèmes travaillés par internet et de s'auto couriger pour ne pas perdre le fil de nos rencontres...
bises à tous
Maryse
Nous adoptons ainsi un principe de précaution nécessaire en cette période d'épidémie, voire de pandémie.
J'en profite pour vous rappeler quelques recommandations importantes :

Le virus ne circule pas tout seul, c’est l’homme, porteur du virus, qui circule donc les mesures suivantes sont des mesures de bon sens.
Face aux infections respiratoires, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains très régulièrement.
  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique.
  • Porter un masque quand on est malade (sur prescription médicale).

 

En outre, vous pouvez suivre les conseils suivants :

1. La transmission du virus arrive dans la majorité des cas par contact direct, en touchant des tissus ou des matériaux sur lesquels le virus est présent : se laver les mains fréquemment est absolument fondamental.

Le virus survit sur vos mains pendant environ 10 minutes, mais pendant ces 10 minutes beaucoup de choses peuvent se passer : se frotter les yeux ou se gratter le nez par exemple et permettre ainsi au virus d’entrer dans votre gorge !

Donc, pour votre bien-être et pour celui des autres, lavez-vous le plus souvent possible les mains et désinfectez-les !

2. vous pouvez faire des gargarismes avec une solution désinfectante qui élimine ou réduit le quota du virus qui pourrait peut-être être entré dans votre gorge. En faisant cela vous éliminerez le virus avant qu’il ne pénètre dans la trachée et ensuite dans vos poumons. information démentie : on ne sait pas

3. désinfectez votre clavier d’ordinateur et votre souris, sans oublier votre téléphone portable et votre téléphone fixe.

Important à savoir : le virus ne résiste pas à la chaleur et il meurt si il est exposé à des températures de 26 27°. Il est donc très important de consommer durant la journée toutes les boissons chaudes possibles comme le thé, tisane, bouillon, soupes, ou simplement de l’eau chaude. Le liquide chaud neutralise le virus et il n’est pas difficile de les absorber. information démentie : on ne sait pas

 

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06 mars 2020

Expédition à Neuville-sur-Saône

La Présidente du Salon et son mari le Président-Consort, à la recherche de petits travaux complémentaires, ont été embauchés (mais...bénévolement) comme stagiaires à l'école élémentaire Lucie Guimet (du nom de l'éphémère épouse d'Emile Guimet) à Neuville-sur-Saône. Ils y ont animé une rencontre de poésie dont voici le compte-rendu extrait du blog de l'école :

visite des poètes - 13 février 2020 , by patriceperrody

Vendredi 7 février 2020 Maryse et Alfred Carayol sont venus nous présenter le travail de poète.

Ils ont répondu à nos questions: Alfred a commencé à 8 ans ; le poète préféré de Maryse est Jacques Prévert ; ils aiment partager leurs poésies avec d’autres ; au Salon des Poètes, à Lyon, ils créent des poésies en tirant des mots, des images et des phrases dans un chapeau.

On leur a lu nos poésies et nos haikus inventés et ont a chanté “Le petit cheval blanc”.

Après leur visite ils en ont rédigé la présentation suivante :

Le 07 / 02 / 2020.

Une rencontre prometteuse à l'école élémentaire Lucie Guimet de Neuville sur Saône.

 

Retrouver une architecture bien typée, traverser une cour de récréation, monter à l'étage par un escalier extérieur et pénétrer dans une salle de classe, des gestes simples mais émouvant par les souvenirs de leur propre expérience d'écolier si lointaine déjà. Pénétrer dans une salle de classe au parfum unique, la salle de classe de Madame Christèle Gaillard et découvrir les enfants, une bonne vingtaine, filles et garçons mêlés, assis sagement à leur place, silencieux, attentifs et curieux de ce qui va advenir. Déjà des grands de la primaire, prêts à sauter le pas vers le collège. Chaudement accueillis, les deux poètes naturellement intimidés, le cœur un peu battant les saluent en se présentant. La séance du partage de la poésie peut commencer sous la direction de la maîtresse. Et tout de suite on voit le respect des écoliers à l'égard de celle-ci. A l'appel de leur nom, d'abord et puis ensuite dans un désordre de bon aloi, chacun à tour de rôle pose sa ou ses questions. Soigneusement préparées, ces dernières fusent, innombrables, sans ordre, toujours étonnamment pertinentes. On écoute attentivement les réponses, on y revient s'il le faut pour une précision ou une incompréhension de vocabulaire.

Cette première partie s'achève au bout de longues minutes, tellement riches d'enseignement et d'à propos que le temps n'a pas compté.

Maintenant, c'est encore un moment dont on sent qu'il est attendu avec impatience et craint à la fois. Là encore, chaque élève a composé un ou plusieurs haïkus et comme pour les questions, chacun à son tour le ou les récite, soit avec timidité, soit avec passion, soit en répétant des mots ou des phrases, mais toujours avec grande fierté. Les deux poètes à présent silencieux écoutent attentivement, contredisant sans excès les expressions de chacun, jetant des regards d'admiration et de connivence avec la maîtresse. Qui, à la fin de cet exercice passionnant, invite les écrivains à s'exécuter à leur tour. L'heure consacrée à cette séance de poésie touche à sa fin, aussi seront-ils brefs avec leur propre déclamation.

Alors, comme l'expression d'un grand remerciement et aussi d'un émouvant au revoir à vouloir toucher les étoiles, le son clair d'une chorale bien préparée emplit l'espace d'une chanson d'amitié. Bien sur c'est alors l'heure de se séparer, mais auparavant on n'oublie pas la photographie de groupe scellant à jamais l'excellente initiative d'une maîtresse qui à travers juste cette petite approche de la poésie, suffisante certainement pour marquer de nouveaux esprits par la présence de poètes en chair et en os, donnera à notre jeunesse montante le désir d'exprimer et d'écrire avec goût les subtilités de l'incomparable langue française.

Maryse et Alfred CARAYOL

neuville

 

 

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02 février 2020

le chat viendra dimanche 9 février nous faire sa visite annuelle

il ne s'agit pas d'un chat belge mais du chat de Lyon, autrement dit Jean-Luc Chavent, expert en Lyonnaiseries ! La dernière fois que nous l'avons rencontré c'était sous les nuées du Vieux Lyon du côté du Café du Soleil...

le chat sur son site Lyon insolite

Il va donc présenter au Salon l'une de ses escapades intitulée 1914 Lyon entre deux guerres sans la guerre, un spectacle audio-visuel.

Il le décrit lui-même : Un plan humoristique, la gare d'eau de Vaise et l’œuvre de Cateland, la ficelle des morts, Berlioz, la tour, le soleil et la mule, un faux ours, la galoche, la Ficelle et les terreaux, les halles et une curieuse passerelle. Le clocher de la Charité, un projet fou, les prisons et une autre gare d'eau, patinage et foins, un musée reconverti,un temple et un théâtre, la fin d'un pont, cadences infernales, la Mouche et les cabanes de Gerland, c'était avant…

Et présente sur son site quelques images extraites de son diaporama :

https://www.lyon-insolite.fr/spectacles-audio-visuels/14-1914-lyon-entre-deux-guerres-sans-la-guerre.html

le chat 3

le chat 2

le chat 1

salon de lecture

(près de l'immeuble Citroen)

ouverture des portes à 14h30

gratuit pour les Membres du Salon, 5 euros pour les non-membres

après le diaporama et un verre de l'amitié, les Poètes présents pourront escalader l'estrade pour déclamer ...leurs vers

 

 

 

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