Le Salon des Poètes de Lyon

Présentation pour la saison 2020/2021 avec masques ...

en guise de préambule

welcome

Est-ce assez que d'aimer si on ne sait pas mettre dans l'amour toute la poésie et toute la  musique du ciel et de la terre

Guy de Maupassant

 

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 Vous pouvez cliquer sur les encadrés rouges dans nos textes pour les lire en format plus grand.(idem pour les photos)

( le nom de domaine est désormais www.salonpoeteslyon.fr)

Notre blog n'est pas exclusivement réservé aux règlements de Concours mais également à d'autres présentations telles que les productions de nos Poètes émérites, l'annonce de nos activités ainsi que les albums photos rendant compte des dites-activités, qu'elles soient culturelles, sportives ou...culinaires...

L'actualité sanitaire fait que nous avons été obligés de nous adapter : plus de rencontres qualifiées affreusement de "présentielles", animations dominicales mensuelles, réunions du Groupe d'études, remises des Prix, sorties du Salon...Pour le moment toutes ces activités sont supprimées, précautions obligent, mais, même si nous sommes d'un naturel optimiste, il ne faut pas se leurrer, le retour à la normale n'est pas pour un avenir immédiat...Aussi nous utiliserons ce formidable instrument de communication qu'est notre Blog, en attendant mieux ! Et nous vous souhaitons de continuer avec nous en prenant toutes les précautions nécessaires.

venirvoir

car nous avons une majorité de visiteurs muets


 

 

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15 novembre 2020

A la place de nos rencontres dominicales

Du fait des circonstances actuelles avec un méchant virus qui rôde dans les rues, nous ne pouvons plus vous présenter nos rencontres dominicales mensuelles avec animations musicales ou conférences et causeries : aussi nous vous proposons de rester dans la note par quelques propos littéraires illustrés.


 

La co-fondatrice du Salon, avec Emile Albert, Madame Jean Bach-Sisley, fut un personnage important de la vie littéraire et culturelle du début du XXième siècle : elle anima tant à Paris qu'à Lyon des Salons littéraires très fréquentés par les artistes et créateurs de l'époque.

jean bach-sisley

Son œuvre fut considérable, la Bibliothèque de Lyon possède bon nombre de ses ouvrages, tant en prose qu'en vers, aussi bien en écriture personnelle qu'en parution de groupes. Je suis moi-même en possession d'une édition originale de l'un de ses ouvrages de poèmes en prose "Vitres et vitraux" dédicacé de sa main en 1927 à Marcel Rivière, futur grand résistant et signature importante du Progrès.

vitraux1

vitraux2

Et je vous en propose quelques extraits...

 

Au bord du lac

Le lac entre les coteaux boisés vibrait comme une strophe ; saphir liquide dans une coupe de bronze vert griffée par le soleil aux ongles d'or.

Le train courait le long de la berge, et tous nous regardions le lac, les collines molles, et le ciel resplendissant, nous disant que toute la Beauté était là, et que rien n'est plus grand que ta splendeur, Nature, et ton immuabilité.

Dans la portière s'encadrait un couple. Elle fixait au loin ses yeux profonds : l'eau brillante s'y reflétait, le soleil y dansait, mais elle ne voyait rien, car ses yeux étaient pleins de larmes .

Quand elle était entrée dans le wagon silencieux, surchauffé, j'avais pensé : "la pauvre créature !" Le front bas sous les cheveux rares, la robe usée, elle était sans charme, et sa jeunesse même paraissait pleine d'années. Lui, irradié de force, semblait couronné de rêve. Sans doute, ce rêve allait-il à cette belle étrangère qui, sous les dentelles, tout à l'heure, au quai de départ lui avait souri.

Aventure facilement devinée : le ménage modeste va passer quelques jours , longtemps attendus dans la station à la mode ; une idylle se noue, banale, entre la baigneuse riche, désoeuvrée et perverse, et le beau mâle ébloui, pris de vertige devant le luxe soudain révélé, les séductions insoupçonnées de l'élégance.

Puis la douleur de l'autre , l'humble, la laide qui aime, et sent qu'elle ne peut lutter ; douleur qui se contient, s'amasse dans l'âme et tout à coup, se cristallise dès l'ébranlement du train.

Oui cela sans doute, ou autre chose, mais sûrement l'écroulement d'un bonheur.

Les larmes coulaient, coulaient silencieuses. Il voulut l'attirer dans ses bras, elle le repoussa. Dominatrice la main virile s'abattit sur la poitrine qui palpitait , et saisit le sein libre sous la blouse flottante. Domptée par la brutale caresse, déjà reconquise dans sa chair, elle laissa les sanglots monter, révéler toute sa peine immense, le corps tremblait de souffrance et de désir, les mots de reproche et de passion jaillissaient pressés, dans un idiome inconnu ; et sa douleur sauvage lui faisaient une beauté. Alors, je sus, Nature, qu'il est quelque chose de plus grand que toi : le coeur qui souffre, et que plus profondes, plus mystérieuses que le lac sous le soleil d'été sont les larmes sous l'ardent Amour.


 

L'idéal

Sur le dur chemin de ma vie, une grande fleur blanche a poussé. A son calice j'ai mis mes lèvres, et ma bouche garde une saveur de miel. De ce miel, je me nourrirai désormais sur le chemin de la vie.

Sur l'aride chemin de la vie, une source fraîche a jailli. Dans son onde, j'ai lavé mon front, souillé de la poussière des routes, j'ai baigné mes paupières rougies par les veilles et par les larmes. La fraîcheur divine de la source rend l'air léger sur l'âpre chemin de la vie.

Sur l'obscur chemin de ma vie, une étoile brillante a lui. Son rayon a frappé mes yeux, las de se pencher vers le sol, et je m'en vais dans la lumière sur le chemin noir de la vie.


 

l'étang dans la carrière

"A mon amie, le grand sculpteur J.Bardey"

bach statue

La mer est proche, mais on ne la voit pas ; on entend seulement sa claire confidence des jours de grand ciel limpide, et l'on perçoit l'odeur chaude de son repos.

La carrière abandonnée est un cirque allongé au fond duquel dort un large étang. Les assises rocheuses hautes et lisses tombent à pic dans l'eau si bleue qu'on dirait un immense saphir dans une monture fruste.

Pas une ride, pas un souffle sur la surface immobile.

Rouge, gris, vert, jaune, blanc ou pailleté de mica le rocher brûle sous le soleil, s'effrite meurt en menues parcelles dans l'onde recueillie, attentive et profonde.

Sur les cimes, les pins fument sous l'ardeur estivale, laissant couler leur sang âcre, éclater leurs fruits odorants ; l'âme des fleurs s'exaspère, l'arôme des cystes rôde et s'étire dans l'air embrasé, le grand soleil visite la carrière et plonge son dard au fond de l'étang solitaire. Comme un rayon d'amour au fond d'un oeil fasciné, il l'éclabousse d'or.

L'oeil, immense et bleu, est largement ouvert et ne voit rien, il est clair et ne reflète rien ; il ne connaît que le rayon qui le pénètre et la chaude odeur de la mer au repos.


On reste émerveillé devant ces poèmes en prose de celle à qui le Salon des Poètes de Lyon doit beaucoup, et dont les oeuvres restent fort méconnues...

Vous pouvez partager cet émerveillement en posant un commentaire comme vous le feriez oralement un dimanche après-midi !

(cet article est une reprise de plusieurs parutions précédentes et anciennes)

 

 

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12 novembre 2020

A l'approche de Noel, connaissez-vous les centons ?

Bien entendu, cet article va passionner les membres érudits du Groupe d'études, et les autres...
ARome on appelait centon les morceaux de tissu dépareillés que les légionnaires cousaient l’un à l’autre afin de se fabriquer un sous-vêtement. (Ces centons n'ont rien à voir avec les santons des crèches provençales). Par la suite on nomma centon un jeu littéraire qui consistait à composer un poème original en partant de vers empruntés à l’œuvre de poètes différents.
En voici un exemple composé de vers enpruntés à 9 poètes !

 

Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre (1)

Où jadis, pour m’entendre, elle aimait à s’asseoir (2)

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir (3)

L’air est parfois si doux qu’on ferme la paupière. (4)

 

Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme (5)

Embaumant les jardins et les arbres d’odeurs. (6)

Tout commence en ce monde et tout finit ailleurs (2)

D’autres vont maintenant passer où nous passâmes. (2)

 

Aux regards d’un mourant, le soleil est si beau ! (7)

Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau (8)

Que ne m’est-il permis d’errer parmi les ombres ? (9)

 

Maintenant, ô mon Dieu, que j’ai ce calme sombre (10)

Il n’est rien de commun entre la terre et moi (11)

Hélas ! en te perdant, j’ai perdu plus que toi ! (12)

 

Et  les auteurs originaux de ces vers (en référence aux numéros indiqués)

1 - Lamartine Le lac

2 - Hugo Tristelle d’Olympio

3 - Beaudelaire Harmonie du soir

4 - Rimbaud Roman

5 - Albert Samain Il est d’étranges soirs

6 - Ronsard Comme on voit sur la branche

7 - Lamartine L’Automne

8 - Marceline Desbordes-Valmore Les Séparés

9 - La Fontaine Adonis

10 - Hugo A Villequier

11 - Lamartine L’Isolement

12 - Boileau A Iris

06 novembre 2020

Palmarès des lauréats de nos Concours 2020


 Cet article est exceptionnellement long car il remplace notre cérémonie habituelle de remise des prix


 

Comme nous l'avons annoncé précédemment, notre remise annuelle des prix (ni le spectacle ni le buffet que certains, à commencer par l'auteur de ces lignes, pourront regretter) n'aura pas lieu, nous la remplaçons par cet article ! Tous les lauréats de nos Concours ont été avertis individuellement. Les lauréats ont été informés et ont reçu leur prix par courrier. Nous leur avons proposé de nous envoyer une photo et quelques lignes de présentation pour accompagner leurs textes primés.

Nous republions le palmarès complet de nos Concours 2019/2020 :

palmsalonEt donc voici quelques-uns de nos lauréats (avec leurs autorisations):

CONCOURS ADULTES

1er prix de la section poésie libre : Christiane Joanny

2014 CH JOANNY (2)

Christiane joanny « Un jour je ferai » Toute une vie professionnelle avant de concrétiser ce rêve d’adolescente. Mais lequel ? Ecrire et mettre en scène, des pièces ou des textes courts, avec juste ce petit pas de côté modifiant l’éclairage du cœur des hommes dans toutes les situations de la vie… (www.aucreuxdeloreillecie.fr)

Avec le poème :

NAISSANCE

***

D’abord une explosion,

Silencieuse.

Puis une lame de fond,

Immobile.

Et toi,

Toi qui n’es pas encore,

Déjà tu obliges.

 

Implacables

S’imposent les tensions,

Chaos primitif du flanc en délivrance.

Des muscles s’arc-boutant,

Bleuissent la chair meurtrie

Avant de retomber, masses flasques,

Fugaces rémissions.

Au mitan de mon corps

S’écoulent en cadence

Les eaux originelles, visqueuses,

Caresse indécente.

Comme piétinements, des heurts pulsatifs

Scandent ta progression.

Turbulences,

Lassitudes et impatiences mêlées,

Ultimes spasmes avant le glissement,

Accalmie ...

 

A l’ombre de mon ventre,

Les saillies de ta forme.

Tu reçois tout :

L’air, l’eau, la lumière,

Ma joie.

Et moi,

Dans ta douleur,

L’offrande de ton cri.

 


2ième prix de la section poésie libre : Carole Regazzoni

carole regazzoni

 

Je suis née à Toulon dans le Var, le 23 février 1965. Je suis mariée et j’ai deux filles.

Grande rêveuse, hypersensible et idéaliste, j’ai toujours aimé écrire des poésies. Je me protège ainsi dans mes petites bulles en m’inventant un autre monde ou en transformant des faits qui me touchent en histoires.

J’ai commencé à participer à des concours à travers la France et constatant que j’obtenais des récompenses, je me suis lancée dans l’auto-édition en 2018.

Mes cinq recueils de poésie s’intitulent :

- Histoires de…

- Rimes Féminines

- Tartines à la confiture de comptines (public jeunesse)

- Le Temps des Cerises (Hommage à Montmartre)

- Mashairi ou l’odeur de l’Afrique (écrit suite à un voyage au Kenya).

Je travaille actuellement sur un nouveau projet. J’aimerais écrire la vie de Frida Kahlo, femme que j’ai toujours admirée, en vers.

Je fais partie du Cercle des Auteurs Bandolais depuis l’an dernier. Cette adhésion me permet de faire de jolies rencontres et de participer à des salons littéraires dans mon Département.

Ma page facebook : Le Monde Poésie de Carole Regazzoni

avec le poème :

Je l'ai dit : "Je t'aime !"

 ***

Je l'ai dit au vent pour qu'il te le souffle,

Mais le vent s'est trompé de direction.

Je l'ai dit à l'oiseau pour qu'il te le siffle,

Mais l'oiseau s'est envolé avec mes émotions.

Je l'ai dit à la pluie pour qu'elle te l'arrose,

Mais la pluie a lavé mon message et il a fondu.

Je l'ai dit aux vagues pour qu'elles te le bercent,

Mais les vagues ont noyé mes émois dans l'océan.

Je l'ai dit au chat pour qu'il te le miaule,

Mais le chat a croqué mon amour sournoisement.

Je l'ai dit au printemps pour qu'il te le fleurisse,

Mais le printemps a semé tous mes mots dans les champs.

Je l'ai dit à la chouette pour qu'elle te le hulule,

Mais la chouette a trouvé ça chouette et a tout gardé.

Je l'ai dit à tant de choses...

Je l'ai dit à qui... Oh, j’en oublie !

Je l'ai dit à la rose rouge,

Et seule la rose rouge a compris.

Alors, ton adresse je lui ai donnée

Pour que sur ton mur, à côté de ta porte,

A l'encre de ses pétales elle puisse taguer

Ce que mon cœur lui avait dicté,

Ce que je n'osais pas t'avouer.

Je l'ai dit : "Je t'aime !


mention pour la section poésie libre plus 1er prix section néo-classique plus 2ième prix nouvelles (précisions : les textes gardent leur anonymat lors de leur analyse et les jurés sont différents pour chaque section) : Juliane Roussel

juliane roussel

 

Née le 18 février 1934 à Frontignan (Hérault),

Professeur honoraires de Lettres-Modernes, Officier des Palmes Académiques

Toute petite j’adorais les histoires que ma grand-mère me racontait. J’ai toujours été sensible à la magie du Verbe ! Puis, j’ai eu envie d’en inventer !

Divorcée, à 28 ans, seule avec mes trois enfants, j’ai été nommée dans la Nièvre loin de ma famille, privée de mon soleil du Midi, J’étais très occupée, mais pendant les longues soirées, je jetais sur un gros cahier bleu à spirales, mes peurs, ma révolte, mes espoirs, mes doutes. Écrire a été une thérapie pour moi !

À la retraite, tout encombrée de mes mains vides, j’ai découvert les concours littéraires. J’ai pu enfin écrire ! J’obtiens quelques prix, et j’en suis heureuse !

avec le poème 1er prix pour section néo-classique

Premier baiser

***

Vous m’avez extirpé de mon cocon douillet,

Une lumière crue, des voix assourdissantes …

C’est un monde inconnu : tout gelé, tout mouillé,

 Vous tapotez mes fesses avec des mains géantes.

 

Je suis pesé, toisé, ausculté, puis vêtu !

J’ai froid, j’ai peur, j’ai mal dans cette vie nouvelle.

Je me sens tout petit, oublié et perdu

Je crie, ma voix m’effraie. Mais « Elle » ? Où est-Elle ?

 

Celle qui m’a gardé de longs mois dans son corps,

Celle qui me parlait, me chantait sa berceuse,

Me racontait sa vie ? Que je suis mal dehors !

Je cherche vainement sa gorge généreuse.

 

Mon petit corps glacé se réchauffe soudain

Une onde de bien-être m’envahit et m’inonde.

Quel délicieux plaisir ! Je suis près de son sein,

Je me sens apaisé dans cet étrange monde.

 

J’ouvre les yeux enfin, pour tout examiner

Et je vois ma maman : mais pourquoi pleure-t-elle ?

Mais soudain elle rit ! Elle embrasse mon nez !

Je suis bien dans ses bras, et je la trouve belle !

 

On se souvient toujours de son premier baiser,

Du baiser de sa mère, cette tendre caresse

Qui rassure et console le bébé épuisé,

De ce souffle léger, débordant de tendresse.

avec la nouvelle 2ième prix :

Le violon

***

 

Comme tous les jours, à sept heures, j’ouvre mes volets, le cœur battant à la pensée de le voir, de l’entendre : personne ! Le trottoir est vide !

Habituellement, tous les matins, il est là, de l’autre côté de la rue, assis sur le sol, son violon à côté de lui, un béret posé à ses pieds pour recevoir les oboles des passants.

Dès qu’il m’aperçoit, il m’adresse un signe amical de la main, puis saisit son violon. Il attend que j’ouvre ma fenêtre pour en jouer ! C’est toujours du Vivaldi ! Hier, dès les premières mesures du Printemps, je me suis sentie comblée par la gaieté du chant des oiseaux, le murmure des ruisseaux, le souffle de la brise…

Penchée sur mon balcon, je sens toujours une vague d’émotion me submerger dès les premières mesures. Je ne suis certes pas une mélomane expérimentée, mais pour moi, cet homme, ce vagabond est un grand artiste !

Voilà plus d’un an, treize mois exactement, que ce musicien vient jouer en face de ma maison. Il est toujours là pour m’accueillir lorsque j’ouvre mes volets,

Au début, sa présence m’irritait, son attention me mettait mal à l’aise, il me faisait même un peu peur ! Avec ses cheveux longs, ses joues hâves mal rasées, ses vêtements en loques, il n’avait pas l’air rassurant. Les voisins partageaient mon appréhension et nous avions prévenu la police. Pendant deux jours, il n’était plus venu, mais le troisième jour, quand j’avais ouvert ma fenêtre, il m’avait adressé un petit signe amical avec la main, avait saisi son violon et j’avais été plongée immédiatement dans la torpeur de la chaleur de l’été. Je voulais partir, mais je m’étais laissé bercer par le balancement langoureux de la ritournelle introductive et j’avais attendu la fin du morceau pour rentrer.

Certains voisins lui jettent quelques pièces parfois, moi je n’ai jamais pu : entre lui et moi, c’est quelque chose qui n’est pas monnayable, j’ai l’impression que je l’offenserais si je lui faisais l’aumône : c’est lui qui m’offre un cadeau quotidien !

L’autre jour, j’étais tellement émerveillée par son interprétation de « L’Hiver » que j’ai eu envie de partager mon enthousiasme avec Nicolas, mon mari. Il s’est contenté de grogner « Il est encore là, ce violoneux ! » J’ai été un peu déçue qu’il ne comprenne pas mon émotion ! Dès le début de ce morceau, j’avais été conquise, pourtant, nulle mélodie, presque aucun rythme, mais quelle harmonie ! Chaque nouvel accord était une surprise !

Et, aujourd’hui, il n’est pas là ! L’estomac serré, j’ai l’impression d’un vide. Où est-il ? Et s’il ne revenait plus ?

Je me prépare rapidement à déjeuner, mais je n’ai pas faim. Je me sens seule ! Nicolas commence très tôt le matin. Nous ne nous voyons que le soir.

En sortant, je contourne ma maison pour voir si mon musicien n’est pas plus loin, dans cette même rue. Ma recherche est vaine.

J’arrive mal à me concentrer au travail et je décide de prendre l’après-midi en congé. Devant un grand magasin Monoprix où de nombreux clochards, se rassemblent, je pourrais peut-être l’apercevoir ? Pas un seul violoniste ! Un vieux mendiant me regarde en souriant, Je lui donne cinq euros et lui demande s’il ne connaîtrait pas un violoniste.

D’une voix éraillée, il appelle une femme, une autre clocharde et lui pose la question. Elle me regarde durement et me fait comprendre que ses informations ne sont pas gratuites : je sors un autre billet !

« Je pense que c’est Felipe ! Il joue du violon comme un Dieu ! »

Elle ne tarit pas d’éloges sur lui.

« Mais alors, s’il était reconnu comme un grand artiste, comment est-il devenu un …(j’hésite) un sans- abri ?

- Personne n’est à l’abri de connaître la rue ! De nos jours, on distribue largement les passeports pour la misère ! Tout senchaîne très vite. Un soir, tu vas te coucher, tu as des projets, une vie, une famille, des ambitions et le lendemain, tu te réveilles et comme sous un mauvais coup de baguette magique, tout a disparu : et tu te retrouves à la rue. »

Une quinte de toux l’interrompt, elle se retourne et crache sur le sol.

« C’est pareil pour Felipe et moi, nous ne pourrons jamais sortir de cette putain de galère !! Et lui, la Police l’a embarqué hier, des bourges se sont plaints : sa musique les gêne ! »

Des injures contre la police, contre les bourges s’élèvent autour de moi.

« Et il paraît qu’il n’est pas prêt de sortir le Felipe !

Un tonnerre d’imprécations salue cette remarque. Je remercie la vieille femme et je fuis, effrayée, mal à l’aise, honteuse.

Les jambes tremblantes, le cœur battant à un rythme fou, je me laisse tomber sur un banc du petit square. Je suis bouleversée à l’idée de ne plus voir …Felipe ! Ne plus l’attendre, tous les matins, ne plus l’écouter avec ravissement, ne plus éprouver cette émotion qui me submerge, et puis, ce petit geste amical, la main levée vers moi, comme tout cela va me manquer !

Et maintenant il est en prison, et en prison pourquoi ? Pour avoir joué divinement de la musique ? et son violon ? Le lui a-t-on laissé dans sa cellule ? Je ne peux retenir mes larmes. Je hais ces voisins qui ont porté plainte !

Un homme qui passe devant moi fredonne, moqueur, « Chagrin d’amour ne dure qu’un instant … »

Suis-je amoureuse de Felipe ? Non, ce n’est pas possible ! Je ne lui ai jamais adressé la parole ! L’amour platonique ? Je n’ai plus quinze ans !

Troublée, je me décide à rentrer, je n’ai pas vu le temps passer, mon mari doit m’attendre !

Nicolas a préparé le repas. Je lui avoue que je n’ai pas faim et que je vais me coucher. Inquiet, il pose sa main sur mon front :

« Tu es peut-être un peu fiévreuse ! Mais rassure-toi, tu pourras te reposer demain matin, tu ne seras plus ennuyée par ce violoneux en face de la chambre. Je suis allé à nouveau porter plainte à la police, en leur disant qu’il te harcelait et comme il n’a pas respecté les mesures d’éloignement, il en a pris pour un bon bout de temps ! Tu seras tranquille enfin !


 1er prix section classique pour Monique Lepetit

monique lepetit

Ce sont mes petites-filles qui m’ont donné envie de raconter des histoires…Elles ont grandi, donc plus de comptines ! Mais le pli était pris et j’ai continué à écrire, cette fois, pour les grands.

J’ai rejoint il y a quelques années le Salon Des Poètes de Lyon qui m’a soutenue, encouragée.

J’ai publié « L’anémone et l’ancolie »(2015), « l’arche de Noé »(2018), « Les fleurs de l’hellébore »(2020), et reçu des prix de la Société des Poètes Français.

Je suis très heureuse de voir récompensé ce poème évoquant l’incendie de Notre-Dame, qui nous a tant attristés.

Merci beaucoup. Pensées à tous.

 Monique Lepetit

avec le poème :

Mais il reste deux tours…

***

On l’admirait, l’aimait ! Comment imaginer

Que par un soir d’avril brûlerait Notre Dame,

La vieille cathédrale au cœur de la Cité,

Qui veillait sur Paris, son histoire, son âme !

 

Parisiens atterrés n’en croyaient pas leurs yeux !

Tel désastre semblait une chose impossible 

Et pourtant ils voyaient, pétrifiés, malheureux,

Sidérés, s’amplifier l’incendie invincible !

 

Celle que l’on aurait voulu toujours garder

S’embrase … En un instant sa charpente est en flammes.

La flèche qui vacille alors va s’effondrer

Symbole anéanti brisant toutes les âmes !

 

Le monde entier s’émeut ! Paris est consterné !

En songeant que demain, flânant aux bords de Seine

On ne la verra plus, on a le cœur serré.

Paris sans Notre Dame ! Indicible est la peine !

 

Le chef- d’œuvre de pierre à maints titres sacré,

Siècles d’art et de foi s’envolant en fumée !

On croyait tant acquise à jamais sa beauté !

Ce triste soir d’avril me laisse inconsolée …

 

C’était au mois d’avril .Un an s‘est écoulé.

Dans la nef et le chœur, le vide et le silence.

Titanesque défi, Notre-Dame à sauver !

Mais il reste deux tours et toujours… l’espérance !

 

Monique Lepetit


 

 mention pour la section classique : Tino Morazin

Photo Tino029

Que dire pour me présenter ?
 
J'écris depuis une dizaine d'années avec un certain succès, voici quelques références :
 
- Grand ruban, Mérite Littéraire et Artistique du C.E.P.A.L.
 
- Médaille d'argent  Arts- Sciences- Lettres, Paris.
 
-  Grand Prix " Los Trobadors " Narbonne,  2015.
 
-  Apollon d'or, Vaison-la-Romaine, 2016.
 
-  Plume d'or 2015 et Master des Plumes d'or 2016, Montélimar.
 
-  Prix d'excellence  Arts et Lettres de France, 2017....
 
-  Lauréat de l'Académie  Octaède, 2020.
 
 
Suite à des problèmes de santé, ( j'ai 77 ans ), Polymnie m'accompagne jours et.., nuits. Hélas, cette année les rencontres avec mes amis poètes me manquent !
                                                                                                                                                                                                                                                
avec le poème

VIVRE AUPRÈS DE TOI

***

Hier, j'ai retrouvé ce délicat sourire

Très vite reconnu dans le vaste univers

Tant sa grâce peut sourdre au seul bruit d'un bon vers

Qu'une plume amoureuse a bien voulu t'écrire.


Puisque ta longue absence aiguise mon propos

Ce poème simule une oeuvre solennelle

Quelques larmes de joie éclairent ta prunelle,

Et si ton pur éden fleurissait mon repos ?

 

Enfin, nous habitons à cette même adresse

Où la paix, d'un pas noble, épouse le bonheur,

Cupidon, sans son arc, mettant un point d'honneur

À bénir notre couple, or plus rien ne le presse.

 

Sur Terre, mille maux, fatiguent les humains,

Satan, joue, ricane, habilement se venge

Fait croire à tel naïf qu'il est toujours un ange

Puis cache en vérité de tristes lendemains.

 

Nous voguons désormais sur la seule rivière

Dont le courant contient ce nectar capiteux

Qui déjà nous enivre, et nous berce tous deux,

La tombe se transforme en divine civière.

 

Car Polymnie émue, embaume nos deux corps,

Chacun ayant trouvé son éternelle rime

Avec force raisons à son autre s'arrime,

L'amour n'offre-t-il pas de merveilleux accords ?

 

 


 

2ième prix section néo-classique : Elisabeth Robin

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De longue date éblouie par la poésie, c'est en 2014 qu'elle découvre ce plaisir à jongler avec les mots, ce formidable jeu que la poésie permet. 

Alors, toujours en pleine admiration de la nature, des animaux, des êtres humains, elle écrit des poèmes, des chansons, qu'elle rassemble dans quatre recueils et bientôt un cinquième: 

À l'étoile de nos pas, fin 2020 / Ombres et lumières, 2019 / À la semelle des petits souliers, 2017 / Tourbillon, 2015 / Vents dominants, 2014

avec le poème :

À pas de saison

***

Aux cordes du printemps, se pose l’hirondelle,

Son trémolo joyeux annonce la nouvelle :

La floraison aux champs revit l’allegretto.

Si la contrebasse veut jouer en solo,

Résonnez violon, alto, violoncelle !

 

Les archets de l’été glissent la pastorale.

Si chantent piano les moineaux en chorale,

Si grondent les nuages d’un sourd vibrato,

L’air tremble sous l’orage arrivant crescendo.

Sous l’azur plus clément, change la musicale.

 

Tourbillonnent au vent les violons d’automne,

Au son du clavecin, une feuille fredonne

L’adagio de son vol, l’oiseau pianissimo,

Dans leur valse commune allant decrescendo,

Couronnée de couleurs, la partition frissonne !

 

Se pose à pas neigeux la note de l’hiver,

S’accroche à une blanche et la double, se perd,

Puis, en pizzicato dans les foyers crépite.

L’allegro des flocons voltigeant précipite

Le silence du temps riant à ciel ouvert.

 

Or la nature entière est à son diapason,

Jouant des concertos jusqu’à pas d’horizon,

Leur écho cheminant s’enrichit et palpite,

Et le plein air embaume alors de la pépite,

L’œuvre que Vivaldi fit à pas de saison.


 

mention pour section néo-classique : Yves Renaud

Yves-accueil quisuisje

 

Né en 1946 d'un père artisan graveur d'art sur bois (travail avec Foujita, Leonor Fini et... Dali), j'ai baigné dans les arts depuis toujours.

 

Je me suis d’abord lancé dans la peinture, avec l'envie de... goûter aux différentes techniques (huile, acrylique, aquarelle, fusain, pastel…), devenue source d’illustration pour illustrer mes recueils de poésie, ce qui m’a fait découvrir que S'OUVRIR À TOUTE LA PLANÈTE DES ARTS OUVRE LES HORIZONS DE TOUS NOS SENS ! Seconde découverte: Montherlant ayant reporté le 1er que Eternité et Etreinte étaient des anagrammes, toute ma poésie est distribuée en deux parties: Humains face à la Nature et Humains face à face.

 

Une de mes devises: Il faut savoir garder du chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse. (inspiré de Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)

 

J’ai aussi l’honneur d’être lauréat de 60 prix de poésie, publié dans la revue Diérèse et dans les anthologies annuelles Flammes Vives et Dossiers d’Aquitaine.

avec le poème :

LA FILEUSE ET LA VIE

***

à I. K. J.

Au crépuscule, à la croisée

abritant des gemmes discrets

dessous une tresse étoilée,

une fée m’a dit ses secrets

 

Au plus profond de sa pensée

dans le flambeau des souvenirs,

ses sentiments vont leur filée

pour ne jamais s’évanouir

 

Dans son regard une lumre

moelleuse comme du mohair

enflamme d’or une clairre

où des poèmes honorent l’air

 

Les chants préservés dans sa tête

sont tels des songes de chevreaux,

et ses fibres préparent la fête

des pelotons et des fuseaux

 

Le cristal de sa cantilène

apprivoise tous les oiseaux,

sa senestre anime la laine

la dextre se rit des ciseaux

 

Dévidant son fil à l’envi

notre Circé rit du mystère –

trace infime dans l’infini –

de la beauté de notre Terre.


1er prix nouvelles pour Christine Durieu

christine durieu

 

Je me présente donc : Christine Durieu (Grognet) née le 7 décembre 1953 à Rouen.
Avec plus de 500 oeuvres à mon actif depuis 2008 (poèmes, nouvelles, etc...), j'ai été primée plusieurs fois :

- Prix d'honneur en 2014 pour mon oeuvre poétique : "Perles d'une âme" (recueil de 52 poèmes) par l'Académie  Poétique et Littéraire de Provence,
-Flamme de bronze en 2014 pour un poème libre : "Le bonheur n'est plus..." par Flammes Vives,
-Premier accessit en 2015 pour : "Histoires de nulle part" (recueil de 25 contes et nouvelles) par l'Académie Poétique et    Littéraire de Provence,
-Premier accessit en 2016 pour ma nouvelle fantastique : "Céline ou la vie continue" par l'Académie Poétique et Littéraire de Provence, suivie de petits contes.
-Premier accessit en 2017 pour la suite de cette nouvelle : "Céline ou le courage d'une mère" par cette même académie, suivie de petits contes. 

Certains de mes poèmes figurent dans les recueils : anthologie poétique de Flammes Vives de 2015 et 2017.


avec les textes suivants :

 

AU DELA DU DESERT…

***

Je me trouvais en plein désert à mille lieues de tout campement.

La faim et la soif me tenaillaient depuis longtemps. J’étais perdu, désespéré !

Je titubais comme un homme ivre au milieu des dunes à perte de vue. J’avais perdu toute notion de temps et de lieu. Il était midi. Le soleil dardait ses rayons cruels sur le sable brûlant. La chaleur devenait insupportable. Il ne me restait plus que quelques gorgées dans ma gourde. Usant mes dernières forces, je tombai à genoux. J’allais sûrement mourir ici seul, absolument seul…

Mon regard s’attarda sur un bout de sable devant moi. Et je vis une fleur minuscule aux couleurs étincelantes qui me fixait de ses deux petits yeux myosotis.

Je crus que je délirais et que bientôt la mort me délivrerait.

- Bonjour toi ! Je peux t’aider ?

Je sursautai au son de ce mince filet de voix. Je regardai à nouveau. Une petite fleur venait de me parler ! Je n’en crus pas mes oreilles. Elle était bien là, souriante.

- S’il te plait, reste avec moi ! J’ai besoin de quelqu’un. Je suis toute seule comme toi ! 

-Mais comment es-tu arrivée jusqu’ici ? Lui demandai-je péniblement, sentant le ridicule de cette conversation s’installer entre nous.

- Et toi, comment as-tu fait pour venir jusqu’à moi ? Tu sais, j’ai juste besoin d’un peu d’eau pour vivre et puis j’ai besoin de toi aussi ! 

Je trouvais cette situation absurde. Je parlais à une fleur dans le désert. Elle avait besoin d’eau et aussi de moi !

Détachant ma gourde avec lenteur, je l’approchai de sa petite tête parfumée et lui versai doucement quelques gouttes de mon précieux liquide. Ma gourde était vide maintenant !

Elle se mit à grandir à vue d’œil et je pouvais voir ses yeux en face des miens. Elle s’approcha de moi et m’embrassa sur la joue, un baiser de fraicheur inattendue !

Je vacillai et tombai dans un énorme trou noir. Après tout, ce n’était pas difficile de mourir !

Un bien être fou m’envahissait. Les yeux clos, je savourais cet instant délicieux. Le paradis, j’étais au paradis ! Du fond de ma conscience, j’entendis des voix parler une langue inconnue.

Etais-je déjà avec des anges ?

J’ouvris les yeux. Un homme enturbanné de bleu me passait un linge mouillé sur le visage.

D’autres hommes étaient assis autour de nous. Des chameaux blatéraient non loin de là.

Une tente avait été dressée au-dessus de nos têtes. J’étais donc vivant ! Je me souvenais à peine d’une conversation avec une fleur. Je crois que j’avais été au bord de la folie. J’étais passé très près de la mort. Je buvais avidement l’eau que l’on me donnait. Je repris un peu de force.

Les touaregs levèrent leur campement improvisé.

Je me retrouvai juché sur un chameau, maintenu en arrière par des bras solides.

Un dernier regard sur l’endroit où j’avais failli mourir. Une petite fleur aux yeux d’azur me regardait et me souriait avec malice… 

-« Julien ! Julien !... »

De très loin, j’entendis quelqu’un m’appeler par mon prénom.

Je me retournai et ne vis que le visage impassible de celui qui me maintenait fermement.

Il était grave et inexpressif. Son regard portait bien au-delà du désert.

Le soleil se couchait. Ses reflets d’or scintillaient sur le sommet des dunes de sable.

La caravane s’étirait sur une cinquantaine de mètres. Je ne savais où on allait mais je me remettais dans les mains de mes sauveurs. Inch’Allah !

Le jour baissait rapidement et la nuit s’installait.

Le chef touareg, à deux chameaux devant moi, fit un geste. Toute la caravane s’arrêta. Des hommes descendirent de leur bête et commencèrent à dérouler des tentes dans un espace bien délimité.

Mon ange gardien, qui avait sauté de sa selle, fit agenouiller son chameau puis me prit dans ses bras avec précaution pour m’installer devant un feu à peine allumé. J’étais admiratif de la vélocité des tâches de chacun. En un temps record, les tentes furent montées.

Sur le feu bouillait déjà de l’eau dans un grand chaudron où nageaient des morceaux de viande.

Il faisait nuit noire. Seule, la lueur de notre feu devait se voir de fort loin car nous étions maintenant dans une grande plaine.

Je ne comprenais pas ce qu’ils se disaient. De temps en temps, leur regard glissait vers moi et ils me dévisageaient avec curiosité en souriant de toutes leurs dents blanches.

J’étais assis au milieu d’eux et je me sentais vraiment en sécurité. Je poussai un soupir de soulagement. Un des hommes se leva et me mit une couverture sur les épaules. La température chutait. On me présenta, dans une écuelle en étain, le ragoût de viande que je dévorai avec mes doigts. Mes forces revenaient. Le thé brûlant me réconforta.

C’était fantastique de se sentir vivant !

Jamais, dans mon appartement parisien, je n’aurais imaginé une telle aventure !

Je pensais à tous ces hommes qui avaient vécu ainsi pendant des siècles comme ces touaregs.

 

Mon ange gardien vint se camper devant moi et me fit comprendre par gestes que je devais aller dormir. Il m’aida à me relever car mes jambes s’étaient ankylosées mais je pus marcher sans peine.

Nous nous dirigeâmes vers une petite tente dressée à mon intention, à l’écart des autres.

Je m’allongeai sur une couverture et m’endormis aussitôt.

 

La vision de la petite fleur bleue m’apparut tout à coup.

- Julien ! Julien !… 

Quelqu’un m’appelait et cet écho résonnait dans ma tête. Je me réveillais doucement comme sortant d’une profonde léthargie.

Deux grands yeux me fixaient. Son visage me frôlait presque. Je voulus le toucher de ma main droite mais elle demeura inerte.

Tout s’embrouilla…Je rebasculai dans mon propre « désert ».

 

…………………………………………………………………………………………………..

   

UN MOIS AUPARAVANT :

 

En vacances chez des amis savoyards, nous venions de faire l’ascension du col du Ronzier.

Debout au bord de l’arrête de l’aiguille, au-dessus du précipice, j’admirais le formidable point de vue sur la vallée qui s’offrait à moi. J’étais arrivé le premier ! Seul au milieu de cette nature encore préservée !

 

Tout en savourant ma victoire, j’entendis des pas derrière moi. Sans me retourner, je dis en m’extasiant :

-C’est MA-GNI-FI-QUE !

 

Je sentis une violente poussée dans mon dos. Je tombai dans le vide en hurlant de surprise.

Je me débattis et tentai de me raccrocher aux maigres arbustes sauvages. Mon corps désarticulé bondissait de rocher en rocher. Une douleur fulgurante s’empara de tout mon être. Je ne vis plus que l’obscurité et puis plus rien.

 

 

Dans une chambre d’hôpital, une femme attentive veille sur un homme couché dans un lit.

Seul, le bruit du respirateur crève le silence, associé aux nombreux pousse-seringues clignotants au petit jour naissant.

Entouré de tuyaux, il semble dormir paisiblement. Des balafres sillonnent son visage ainsi que des hématomes multiples et ses bras sont recouverts de pansements.

Le visage de la femme se penche sur lui. Ses deux grands yeux, couleur myosotis, sont noyés de larmes. Mais elle se reprend et l’embrasse tendrement en murmurant :

 

- Julien ! Je suis là ! J’ai besoin de toi ! 

 

Sur une table traîne un journal ouvert.

En gros titres :

 

TENTATIVE D’ASSASSINAT DE JULIEN OLLIVIER

 

LE MAITRE DU SUSPENSE !

 …………………………………………………………………………………………………..

 

 EPILOGUE : SIX MOIS AUPARAVANT

 

Des assassinats en chaîne avaient beaucoup secoué la population parisienne et même le pays tout entier, juste avant les fêtes de Noël. La police se heurtait à un processus identique mais le meurtrier ne laissait aucun indice sur les scènes de crime. C’était des crimes « parfaits ». Et les victimes n’avaient aucun lien entre elles. Comme si elles étaient choisies au hasard sur le chemin du tueur.

 

Julien Ollivier, en tant qu’écrivain de romans policiers et d’une renommée internationale s’était penché sur ce cas unique qui donnait bien du fil à retordre au procureur de la république.

 

Avant la parution de son nouveau bestseller : « DES CRIMES PLUS QUE PARFAITS », il s’était mis dans la peau de l’assassin et avait parfaitement compris le mobile qui le poussait à accomplir ses horribles forfaits. Il l’avait expliqué avec force détails dans son nouveau livre.

 

Le tueur était tombé par hasard sur le livre nouvellement paru dans une librairie parisienne, près de chez lui. Il l’avait acheté et s’était rapproché de l’écrivain qui, ce jour, était présent pour la dédicace de son œuvre, dans cette même librairie.

Les deux hommes avaient discuté longuement d’une façon tout à fait sympathique et étaient tombés d’accord sur des sujets concernant l’intrigue et le mobile.

Tout en traînant dans le magasin, il avait feuilleté le livre et avait été fort surpris de la clairvoyance de Julien. Craignant qu’on ne le découvre et se sentant percé à jour, il avait suivi le romancier jusque chez lui et avait obtenu pas mal d’informations à son sujet en interrogeant les voisins, flattés d’avoir une célébrité dans leur quartier.

 

Il mit son plan à exécution le jour où Julien partit chez ses cousins savoyards…


CONCOURS JEUNES POETES

1er prix cours élémentaire : Pacôme Legros-Mazier

pour le poème :

Arc en ciel

***

 

Vert

Pareil à l’herbe


Rouge

Pareil aux roses

 

Transparent

Pareil à l’Evian

 

Marron

Pareil à la terre

 

Violet

Pareil à la violette

 

Rose

Pareil à Lili Rose

 

Toutes ces couleurs

Vont se mélanger

Pour faire une couleur d’arc en ciel…

 

Pacôme – juin 2020


 

 1er prix cours moyen/6ième : Lili-Rose Legros-Mazier

pour le poème :

Les animaux de mon jardin

                            ***

 

Avec la laine de mon mouton

Je peux faire mes pulls avec du coton

 

Avec mes poules au long cou

On coud une belle écharpe pour maman poule

 

Avec mes lapins qui courent partout

On s’amuse bien surtout

 

Avec mes poissons et mes têtards

On peut se coucher tard

 

Avec mes pigeons on s’envole

Vers de nouveaux horizons sans école

 

Avec les alpagas de la campagne

On va au-delà des montagnes

 

Avec mes ânes Hermès et Aladin

C’est la fin de l’histoire de mon jardin…

 

Lili Rose – juin 2020


 

1er prix 5ième/4ième/3ième : Camille Lacharme

pour le poème :

L'Anorexie

***

 

c'est cette étrange maladie

que l'on nomme l'anorexie

venue de nul part

elle surgit tel un guépard

au tout début

cela reste de simple refus

puis petit à petit

elle t'entraîne jusqu’à l'infini

elle te perd et fait de toi

une fine brindille à l'air sournois

tu es avide

tu ne sais plus qui des deux décide

les moments où elle te laisse respirer

deviennent rares et désirés

ainsi commence le chantage

du sport contre un bout de fromage

entraînée dans ce tourbillon

tu obéis et réponds

tu n'en peux plus

tu t'épuises et deviens nue

Tu veux que ça s'arrête

et que cela se stoppe dans ta tête

Tout doucement tu t'éteins

pensant parfois à ton bien

puis sans que tu le veuilles

elle te place dans un cercueil

mais tu résistes,

tu te relèves et persistes

et à force de tomber

tu finis par y arriver

au bout de nombreuses années

tu as enfin gagné.

Camille Lacharme


 

 2ième prix 5ième/4ième/3ième : Thelma Durand

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avec le poème :

Mort douce

***

 

J’ouvre les yeux une dernière fois

Je regarde

La ville triste

Ville sombre

Ville sans pitié

Ville déchaînée

 

Je ferme les yeux

Je me calme

Un grand ciel bleu plein d’espoir arrive

Les oiseaux et les prairies sont là

Le silence est là toujours là

Je ne veux plus ouvrir les yeux

Je préfère le silence, le calme

 

C’est la mort

Mort douce, paisible et calme

Sans bruit rien que le silence et la nature

 ​Thelma DURAND



Nous remerçions infiniment les lauréats qui ont répondu à notre demande, nous autorisant ainsi à publier leur photo, leur présentation et leur texte primé en cette remise de prix virtuelle ; bien sûr il manquera le contact humain, le spectacle et le buffet, mais contentons-nous de ce minimum ! Et soyez prudents...

Nous vous rappelons notre message du 26 octobre : Par suite d'un changement de personne dû à la pandémie, une erreur nous a mis devant l'impossibilité de retrouver le nom du concurrent ayant envoyé et gagné le 2e prix de poésie classique dont le titre est «Pour toujours ». Nous lui demandons de bien vouloir se faire connaitre par l'intermédiaire du module "contacter l'auteur" (en haut de la colonne de gauche) en justifiant sa participation par le numéro de code choisi et le premier vers de son poème. Nous le (ou la) remercions tout en nous excusant de ce contretemps !


Quant au spectacle prévu, il s'agissait du groupe Mélouna and co qui nous avait déjà enchantés lors de la remise des prix 2019...quelques photos souvenirs pour ambiancer cet article et vous donner une impression de direct (virtuel) :

mélouna1

mélouna2

mélouna3

 et vous pouvez participer à la fête derrière votre écran par un commentaire

danseuses

 

 

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26 octobre 2020

Nos Concours 2020/2021

Nous rassurons ceux qui consultent impatiemment notre blog pour les Concours de la saison nouvelle : ils auront bien lieu !

En voici les règlements que vous pouvez consulter en cliquant sur le titre de celui qui vous intéresse :

Concours_Mignardises_SDP_2021

Concours_poesie_Adultes_SDP__2021

Concours_poesie_Enfants_SDP__2021

Concours_poesie_Laplace_SDP______2021

Concours_ha_kus_et_po_mes_courts_SDP_2021

Vous avez donc un peu de temps pour racheter un encrier et préparer vos plumes d'oie (ou vos calames)

livre ancien

 

 

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Palmares des Concours 2019/2020

 

l'article récapitulatif des textes (poésies et nouvelles) est publié le 6 novembre avec présentation de lauréats



 

Comme nous l'avons déjà précisé par deux fois : tous les lauréats de nos Concours ont été avertis individuellement. La remise des prix prévue au 22 novembre 2020 est annulée ainsi que le spectacle et le buffet. Les lauréats seront informés et recevront leur prix par courrier postal. Nous leur proposerons d’envoyer une photo et quelques lignes de présentation pour accompagner leurs textes primés sur le site de l’association.

Nous collectons actuellement les photos et lignes de présentation envoyées, à la suite de notre demande, par les Lauréats : cela fera l'objet d'un article ultérieur.

le tableau ci-dessous est plus lisible en zoom + 110 %

palmsalon

Par suite d'un changement de personne dû à la pandémie, une erreur nous a mis devant l'impossibilité de retrouver le nom de la personne ayant envoyé et gagné le 2e prix de poésie classique dont le titre est «Pour toujours ». Nous lui demandons de bien vouloir se faire connaitre par l'intermédiaire du module "contacter l'auteur" (en haut de la colonne de gauche) en justifiant sa participation par le numéro de code choisi et le premier vers de son poème. Nous le (ou la) remercions tout en nous excusant de ce contretemps !

 

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09 octobre 2020

Les lauréats de nos Concours 2020

Nous le répétons : l'article récapitulatif des textes (poésies et nouvelles) est publié le 6 novembre avec présentation de lauréats


 

Tous les lauréats de nos Concours ont été avertis individuellement. Comme nous vous l'avons indiqué dans notre article du 26 septembre : La remise des prix prévue au 22 novembre 2020 est annulée ainsi que le spectacle et le buffet. Les lauréats seront informés et recevront leur prix par courrier postal. Nous leur proposerons d’envoyer une photo et quelques lignes de présentation pour accompagner leurs textes primés sur le site de l’association.

Bien entendu tout le monde regrette l'annulation de cette rencontre qui est, chaque année, l'occasion de rencontres, de partages et de convivialité : nous devons nous adapter aux circonstances, d'où notre article du 26 septembre. Notre proposition a reçu un très bon accueil auprès de nos lauréats et nous collectons en ce moment leurs réponses que nous publierons prochainement en un article spécial.

nota : monsieur Victor H. ne nous a pas encore répondu...

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26 septembre 2020

Des nouvelles du Salon

En cette période de confinement post-confinement, et qui risque de durer longtemps, tout le monde est obligé de s'adapter à la situation et, comme tout le monde nous avons dû prendre certaines décisions !

Veuillez bien prendre note des dispositions suivantes, les adhérents à jour de cotisation en seront informés directement 

* Devant les dernières mesures sanitaires prises par les autorités publiques, et le risque d’arriver à une interdiction de groupement de plus de 10 personnes, nous pensons qu’il vaut mieux annuler l’AG du 23 octobre 2020, néanmoins, vous aurez la possibilité de voter par courrier ou courriel.

*La remise des prix prévue au 22 novembre 2020 est annulée ainsi que le spectacle et le buffet. Les lauréats seront informés et recevront leur prix par courrier postal. Nous leur proposerons d’envoyer une photo et quelques lignes de présentation pour accompagner leurs textes primés sur le site de l’association.

*L’après-midi poétique et le spectacle du dimanche 13 décembre sont annulés, ainsi que le verre de l’amitié.

* Les ateliers d’écriture des vendredis sont pour l’instant remplacés par des envois par courriel avec des retours des uns et des autres, comme pendant le premier confinement.

Nous réfléchissons actuellement à d'autres moyens par internet, tels ceux que nous avions mis en place lors des contributions sur le virus.

Nous vous tiendrons informés du suivi...

Prenez toujours toutes vos précautions avec les gestes dits barrières et les masques ! Attention : les personnes âgées ou fragiles de santé sont les cibles préférées de la pandémie !

Et aussi, à titre de protection supplémentaire, n'embrassez plus votre pangolin...

troll

 

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le 3 octobre à la Médiathèque de Villefranche-sur-Saône

La Médiathèque de Villefranche, après sa réouverture avec précautions d'usage, nous informe :

Rencontre avec Paola Pigani

Bonjour,

Nous recevons la poète et écrivaine Paola Pigani à la médiathèque de Villefranche le samedi 3 octobre à 15h. Vous trouverez les détails sur notre site : http://www.mediatheque-villefranche.com/

Pourriez-vous transmettre l'information à vos contacts susceptibles d'être intéressés ? Le contexte actuel nous oblige à fonctionner sur réservation, qui se font au 04 74 65 56 20 ou par mail à l'adresse mediatheque@villefranche.net.

Merci d'avance, n'hésitez pas à me recontacter pour plus de renseignements !

Bien cordialement,
Morgane Le Bihan, responsable de l'espace Adulte
Médiathèque de Villefranche-sur-Saône

paola pigani

 

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25 septembre 2020

des nouvelles de nos visiteurs

100nota : 44 % des Etats-Unis ...il s'agit des visiteurs par référencement Google et NA signifie origine cachée

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15 septembre 2020

L'élixir pour les gorilles (réédité en raison de son succès permanent)

Un jour, il y a bien longtemps, dans une autre vie,

je vous surveille

j'ai fouiné dans l'immense bibliothèque de ma vieille complice Carole-Eva : j'y ai déniché un livre intitulé CENT POEMES POUR L'ECOLOGIE édité au Cherche Midi en 1991. En feuilletant les pages, je suis tombé sur ce poème signé Pierre Ferran (1930-1989)

Autrefois c'était tout plein

De gorilles sur la terre :

Il y en avait des malins,

Des brutes, des terre à terre.

Les malins voulaient avoir

Pour eux  seuls toute la place ;

Dirent un jour : "Faudrait voir

A ce qu'on se débarrasse

De ces pauvres illetrés,

Sans nul esprit, malhabiles,

Chétifs, souffreteux, débiles,

Qui surpeuplent nos forêts !"

Finirent par réussir

A les chasser du royaume

A l'aide d'un élixir

Qui les transforma en hommes !

N'oublions pas désormais

Que chacun de nos semblables

Peut être un gorille mais

Est-ce que c'est reconnaissable ?

06 septembre 2020

les 100 derniers visiteurs

100

Welcome ou Willkommen

 

rions

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25 août 2020

A l'usage de nos visiteurs de tous Pays

bienvenue

ET AUSSI

(selon http://www.freelang.com/expressions/bienvenue.php)

AFRIKAANS welkom
ALBANAIS mirë se vini
ALLEMAND herzlich willkommen
ALSACIEN welkomma
ANGLAIS welcome
ARABE مرحبا (marhaban)
ARABE LIBANAIS أهلا وسهلا (ahla w sahla)
ARMÉNIEN bari galoust
AZERI xos gelmissiniz
BAMBARA i bisimila
BAOULÉ akwaba
BAS-SAXON welkum
BASQUE ongi etorri
BENGALI swagata
BERBÈRE amrehba sisswène
BIÉLORUSSE Шчыра запрашаем (ščyra zaprašajem)
BIRMAN kyo tzo pa eit
BOBO ani kié
BOSNIEN dobro došli
BRETON degemer mad
BULGARE добре дошъл
CATALAN benvinguts
CHEROKEE ulihelisdi
CORÉEN 환영합니다 (hwan yung hap ni da)
CORSE bonavinuta
CRÉOLE ANTILLAIS bel bonjou
CRÉOLE GUADELOUPÉEN bienvenue
CRÉOLE GUYANAIS ben vini
CRÉOLE HAITIEN bienvéni
CRÉOLE MARTINIQUAIS bienvini
CRÉOLE MAURICIEN bienvéni
CROATE dobrodošli
DANOIS velkommen
DOUALA pô la bwam / bepôyédi ba bwam
ESPAGNOL bienvenido (m) / bienvenida (f) / bienvenidos (pl)
ESPÉRANTO bonvenon
ESTONIEN tere tulemast
EWÉ woezon
FÉROÏEN vælkomin
FINNOIS tervetuloa
FLAMAND welkom
FRANÇAIS bienvenue
FRANCIQUE LORRAIN wìllkòmme
FRISON wolkom
FRIOULAN binvignut
GA awaa waa atuu
GAÉLIQUE D'ÉCOSSE fàilte
GAÉLIQUE D'IRLANDE fáilte
GALICIEN benvido
GALLO bin la v'nu
GALLOIS croeso
GASCON planvenguda
GÉORGIEN mobrdzandit / ketili ikhos tkveni mobrdzaneba
GOUN mikouabô
GREC Καλώς ήλθατε (kalos ilthate)
GUARANÍ eguahé porá
HAWAÏEN e komo mai
HÉBREU baroukh haba (à un homme) / brouha aba-a (à une femme)
HINDI swaagat / aap ka swaagat hein
HMONG tos txais / nyob zou tos txais
HONGROIS üdvözlet
IGBO nnoo / i biala
INDONÉSIEN selamat datang
ISLANDAIS velkomin
ITALIEN benvenuto (m) / benvenuta (f) / benvenuti (m pl) / benvenute (f pl)
JAPONAIS yôkoso
KABYLE amrehva ysswène / l'aaslama
KHMER chum reap suor (formel) / suor sdei (courant)
KINYARWANDA murakaza neza
KOTOKOLI nodé
KURDE bi xer hati
LANGUEDOCIEN (OCCITAN) (la) benvenguda
LAO gnindi ton hap
LATIN (per) gratus mihi venis (sois le bienvenu)
LETTON laipni lūdzam
LIGURE benvegnûo / benvegnûi
LINGALA boyeyi bolamu
LITUANIEN sveiki atvykę
LUXEMBOURGEOIS wëllkom
MACÉDONIEN добредојде (dobredojde)
MALAIS selamat datang
MALAYALAM swagatham
MALGACHE tonga soa
MALTAIS merħba
MAORI haere mai
MBEMBE kakwa o
MINA miawezon
MONGOL Тавтай морилогтун (tavtai morilogtun)
MORÉ ne y waoongo
NÉERLANDAIS welkom
NÉPALAIS namaste
NORMAND byivenun / la vilkoume
NORMAND (GUERNÉSIAIS) bianvnu
NORMAND (JÈRRIAIS) bein'vnu
NORVÉGIEN velkommen
OCCITAN benvenguts
OSSÈTE Табуафси (tabuafši)
OURDOU khush amdeed
OUZBEK hush kelibsiz
PAPIAMENTO bon bini
PERSAN خوش آمدید یا (khosh âmadid - formel) / خوش اومدی (khoshumadi - courant)
POLONAIS witaj (sing.) / witajcie (pl.)
PORTUGAIS bem-vindo
PROVENÇAL (la) benvenguda
ROMANI mishto-avilian tú
ROUMAIN bine ai venit (sing.) / bine aţi venit (pl.)
RUSSE добро пожаловать (dobro pojalovat)
SAMOAN afio mai, susu mai ma maliu mai
SARDE benènnidu (logudorois) / beni benìu (campidanois)
SERBE dobrodošli
SHIMAORE karibu
SHONA wauya (pluriel : mauya)
SINDHI bhali karay aaya
SINHALA aayuboovan
SLOVAQUE vitame vás / vitajte
SLOVÈNE dobrodošel (à 1 H) / dobrodošla (à 2 H) / dobrodošli (à 3 H ou +)
dobrodošla (à 1 F) / dobrodošli (à 2 F) / dobrodošle (à 3 F ou +)
dobrodošli (groupe mixte)
SOBOTA zupinje z te videtite
SOMALI soo dhawaw
SUÉDOIS välkommen
SUISSE-ALLEMAND härzliche wöikomme
SUNDANAIS wilujeng sumping
SWAHILI karibu (à une seule pers.) / karibuni
TAGALOG maligayang pagdating
TAHITIEN maeva / manava
TAMOUL nal-varravu
TATAR rahim itegez
TCHÈQUE vítejte
TCHÉTCHÈNE marsha vog'iyla
TELUGU swagatham
THAI ยินดีต้อนรับ (yindii ton rap)
TIBÉTAIN tashi delek
TONGAN malo e lelei
TURC hoş geldiniz
UDMURT gazhasa oetiśkom
UKRAINIEN Ласкаво просимо (laskavo prosymo)
VIETNAMIEN chào mừng (ông, bà, cô : M, Mme, Mlle) mới ðến
HOAN NGHINH (en public, sur banderolle)
WALLON (orthographe à betchfessîs) bénvnou (bénvnowe) / wilicome
WOLOF dalal ak diam

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18 août 2020

Des nouvelles du Salon

vacancesVOIR ARTICLE DU 26 SEPTEMBRE 2020

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20 juillet 2020

Pour rire un peu

100et pourtant c'est vrai...

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04 juillet 2020

Un petit tour du monde de la Poésie

100 derniers

et le Salon des Poètes de Lyon a les honneurs de l'annuaire Canalblog !

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18 juin 2020

Un couple présidentiel, confiné en séminaire, et qui poétise...

 

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Bla-bla-bla,etc.

Confinement 2020

 

100 pages de : curiosité + questionnement + poésie + philosophie + religiosité + rugby + utopie + éthique + cinéma + littérature + guignol = recueil de "blablablatage" issus de l'imagination de l'auteur pendant le confinement du printemps 2020.

Une cascade de phrases, un torrent de mots, un éboulement de syntagmes comme une saillie, une musique, une chanson, un tintamarre entre désespoir et espoir, entre ténèbres et lumière, entre cris et prières, ainsi explose pour un ouvrage inclassable la pensée d'un poète privé charnellement des rayons d'un soleil insolent illuminant son bureau et le monde, le renouveau bucolique s'épanouissant sans retenue loin de tous regards et de toutes caresses.

 

Après des études supérieures techniques, Alfred de Loyarac consacre sa vie professionnelle à la construction : maître d'œuvre, ingénieur structures, pendant laquelle son intérêt pour la langue française, écriture et littérature, ne le quittant plus depuis l'enfance, lui offre le bonheur d'éditer les ouvrages listés en pages intérieures de ce recueil. Ardent défenseur et militant de la Francophonie et de la cuisine lyonnaise, aussi bien en associations de proximité, que dans l'international, il complète sa passion des mots au poste de vice-président du Salon des Poètes de Lyon, institution créée en 1898

 

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à 12€ l'unité (au lieu de 13 € prix public)

+ coût du transport postal : 4.95€ pour 1 livre, 6.35€ pour 2 livres, 7.95€ pour 3 livres.

Au delà, contacter Alfred au 06 75 22 15 82.

Possibilité de remise en main propre (attentionau virus ! ) lors de rencontres amicales ou fortuites.

Montant du règlement: ............................+ frais postaux ...........................=...........................€

Règlement par chèque bancaire à l'ordre de :

Maryse CORNET-CARAYOL - Résidence de Neuville - 32C, allée Jean Paul II - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon

 


 

 

 

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La Chambre

 

Autobiographie imaginaire

 

  Voici un roman, un premier roman comme nul autre pareil.

L'auteur le surlignant lui même d'une formule originale: "autobiographie imaginaire", tellement on comprend dés le prologue, combien cette histoire d'amour contrariée semble appartenir au vécu. Certes, l'imaginaire, Alfred de Loyarac sachant jouer avec les mots de notre langue , l'emporte souvent afin de tempérer au travers de rêves, de méditations monacales, voire de fantasmes, le plus dur d'une situation trop douloureuse. D'autre part, une particularité anime l'écriture. Celle de remplacer les dialogues entre les personnages par une communication issue de la technologie contemporaine le WhatSapp en français, créant un genre néo-épistolaire s'il en est. Formule intéressante, là encore vécue entre cet homme passionnément amoureux d'une femme plus jeune que lui, mais qui ne lui rend pas ses sentiments à la hauteur des émotions attendues. Eternel drame d'amour ? penserez-vous. Oui, mais ce sujet inépuisable dans le domaine des créations artistiques offre avec cette écriture somme toute assez inédite, les angoisses, les espoir, les désir, etc. bref tous les tourments liés à l'exaltation amoureuse, pour apparaitre comme transportés dans une autre dimension.

L'auteur a osé nous entraîner sur le chemin de son désir de romancer sans oublier ses racines de poète. Constat est fait.


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Alfred CARAYOL - Résidence de Neuville - 32C, allée Jean Paul II - 69110 - Sainte-Foy-lès-Lyon

 


 

 

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Les Demoiselles d'Aphrodite

poésies amoureuses

 


Etre l’Unique de l’homme aimé ne se  gagne pas à tous les coups…


Mais être l’Aimée au-delà de toutes, ne reste-t-il pas le plus subtil, le plus inaltérable des cadeaux ?


Alors ces mots offerts à d’autres femmes ne représentent-ils qu’envols de poète au regard énamouré, touché par d’autres beautés, l’espace de quelques phrases joliment assemblées ?


L’art du poète ne s’offre pas à tout le monde, il y a artiste et poète, l’un ne va pas toujours avec l’autre !

Ici, l’art se prête au service du poète avec perfection et comblée comme nulle autre femme  je l’aime aussi comme un poète d’Amour universel.


Maryse Cornet Carayol Présidente du Salon des Poètes de Lyon

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Ruisselet

 

Poésies

 

- Je doute fort que vous ayez remarqué la délicatesse des vers de notre poétesse. Ils sont ciselés à la manière raffinée d’une dentelière. Aussi vivants et colorés qu’un marché aux fleurs. Elle nous parle de la vie qu’elle aime tant, en l’observant dans ses moindres fragments kaléidoscopiques, et du plaisir des sens, quels qu’ils soient. Parfois un peu nostalgique ou mélancolique, mais jamais désespérée!
Crisse la plume, glissent les mots, traçant à l’encre bleue, l’humeur sereine de cette nuit sans lune.
- Avez-vous remarqué la façon dont l’auteur utilise parfois un vers? En l’emberlificotant pour en faire un tuteur, laissant ensuite sa plume vagabonder dans son imaginaire, pour revenir plusieurs fois à son fil d’Ariane. Des anaphores qui viennent rythmer ses poèmes avec élégance.
- Il faudrait vous méfier tout de même, vous pourriez succomber sous le charme… Véritablement enivré par l’infinie douceur : des caresses de soie rose, de l’irisé d’un arc en ciel, des effluves des tilleuls en fleurs, d’une perle de culture qui caresse la gorge, des rêves bleus qui envahissent les nuits de pleine lune.

Renée Lampin



ruissecouv2Après des études d’éducatrice spécialisée et différentes formations autour de l’art et du théâtre auprès des personnes les plus fragiles, écriture et poésie ont pris racine dans la vie professionnelle et quotidienne de l’auteur, au point d’être reconnue depuis une vingtaine d’années à la Présidence du Salon des Poètes de Lyon (créée en 1898).

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à 12€ l'unité (au lieu de 13 € prix public)

+ coût du transport postal : 4.95€ pour 1 livre, 6.35€ pour 2 livres, 7.95€ pour 3 livres.

Au delà, contacter Alfred au 06 75 22 15 82.

Possibilité de remise en main propre (attention au virus !) lors de rencontres amicales ou fortuites.

Montant du règlement: ............................+ frais postaux ...........................=...........................€

Règlement par chèque bancaire à l'ordre de :

Maryse CORNET-CARAYOL - Résidence de Neuville - 32C, allée Jean Paul II - 69110 - Sainte-Foy-lès Lyon

 


 

pour passer commande en souscription de ces ouvrages, vous pouvez les recopier, faire du copier/coller  ou découper les bons de souscription sur votre écran

 

 

 

 

 

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13 juin 2020

Notre sortie annuelle en...2020 ?

On nous a questionné quant à cette célèbre et historique sortie annuelle ...et bien oui elle était prévue pour le 16 mai et à cause d'un...pangolin quelque part en Chine, elle a été annulée !

Nous vous aurions proposé : la visite du Musée Couty vers l'Ile Barbe avec restaurant dans le même quartier. Jean Couty fut l'un des peintres majeurs de Lyon, il fut entre autre, qualifié par certains de peintre mystique. Pour compenser cette occasion unique manquée (encore maintenant il faut prendre des précautions sanitaires) nous vous proposons une visite virtuelle du Musée par une présentation raisonnée ; par le lien ci-dessous vous pourrez contempler une grande partie de ses oeuvres classées par catégorie en cliquant sur chaque vignette (vues de Lyon, églises, paysages, etc...)

https://www.museejeancouty.fr/oeuvre-raisonnee

(Vous pouvez également visiter le reste du Musée en cliquant sur accueil ou les autres onglets)

Souvenir personnel : il y a plusieurs années, je rencontrais, lors d'un repas chez une amie commune, un samedi midi par mois, Madame Couty, j'adorais ces rencontres agréables, pleines d'humanité et de culture. Et Madame Couty nous expliquait que chez elle il y avait tellement de tableaux qu'elle pourrait ouvrir un Musée ! Ce qui fut réalisé par son fils !

jean couty (wikipédia)

(les photos des oeuvres sont en droit réservé)


 

ajout du 27 juillet :

et un très bel hommage vient de lui être rendu sur l'exposition en cours :

https://www.lyonpeople.com/les-sorties/les-expos/exposition-un-ete-avec-jean-couty-2020-07-26.html

10 juin 2020

Statistiques...

Sur 81329 visiteurs depuis le 8/10/2007, répartition des 100 derniers :

salon 100 derniers

(NA signifie origine cachée)

 

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05 juin 2020

Déconfinés mais masqués...

En raison de l'actualité sanitaire nous réfléchissons actuellement sur plusieurs sujets :

- nos Concours annuels francophones : étude des participations, organisation du jury, délibérations, préparation des résultats pour le rentrée

- notre saison 2020/2021 : organisation, planning des réunions et rencontres, animations culturelles

Vous devez être bien conscients des difficultés qui se posent : par exemple la salle de la rue de Marseille comporte 70 places, et, dans les conditions actuelles, en laissant vides 2 sièges entre chaque passager poétique il n'y aurait que 4 personnes par rangée d'où un total de 28 personnes au lieu de 70 maximum habituel. Et caetera...

Nous réfléchissons à tous ces problèmes et nous vous tiendrons au courant !

signer

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