Le Salon des Poètes de Lyon

Présentation pour l'année 2017/2018

 

 

 Vous pouvez cliquer sur les encadrés rouges dans nos textes pour les lire en format plus grand.(idem pour les photos)

 NOTRE BLOG EST DESORMAIS MUET ! Car même tombées dans le domaine publique les musiques et autres sont désormais bloquées pour une histoire de gros sous, mais cela ne remplit pas notre escarcelle...Et notre blog

(dont le nom de domaine est désormais www.salonpoeteslyon.fr)

n'est pas exclusivement réservé aux règlements de Concours mais également à d'autres présentations telles que les productions de nos Poètes émérites, l'annonce de nos activités ainsi que les albums photos rendant compte des dites-activités, qu'elles soient culturelles, sportives ou culinaires...

venirvoir

car nous avons une majorité de visiteurs muets

Les Membres de nos jurys ne vont pas prendre de vacances pour corriger bénévolement les nombreuses participations à nos Concours...espérons qu'ils ne seront pas trop épuisés pour nous donner de leurs nouvelles... A ce sujet, nous vous rappelons que nos Concours de poésies et nouvelles francophones pour l'année 2018 sont maintenant terminés.

 

 

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14 juillet 2018

La lettre du Salon

Nous avons pris l'habitude de publier ici un exemplaire de la Lettre du Salon réservée à nos adhérents : cette Lettre comprend de nombreuses informations sur nos activités et publie quelques textes inédits. Voici donc celle de Juillet 2017.

Vous y aurez accès en cliquant sur le lien :

LETTRE_SALON_POETES_LYON_JUILLET_2017

 

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12 juillet 2018

Cluny

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On me demande de vous parler du Concours Journées des Ecritures de Cluny et j'accède volontiers à cette demande (vous pouvez consulter directement le règlement complet du Concours par le lien indiqué ci-dessous) :



A L’OCCASION DU SALON DU LIVRE

Journées des Écritures de Cluny

15 et 16 septembre 2018

Participez au

Concours de Poésie

Ouvert à tous

Un thème : « TRÉSOR »

Trois prix : 150 €, 100 € et 50 €

Date limite de réception des textes : 15 août 2018

Participation : 10 €

Chaque candidat a le droit de présenter deux poèmes, sur une page 21 x 29,7. Règlement complet sur www.journeesdesecrituresdecluny.fr ou en appelant le 06 50 90 24 82. Textes à envoyer à Jean-Luc Gonin, 122 rue du Moulin, 01140 St- Didier s/Chalaronne ou jlg-dbs@hotmail.fr avant le 15/08/2018.(il va de soi que lorsque nous annoncerons nos nouveaux Concours il nous rendra la pareille).

Remise des prix : samedi 15 septembre 17h00 aux Ecuries de Saint-Hugues à Cluny.



Association « JOURNEES DES ECRITURES DE CLUNY », régie par la loi du 1er juillet 1901, RNA W715003222, Siret n° 838 451 136 00017, 52 rue de la Liberté 71250 Cluny. Secrétariat : C/O Mme Ducray, Le Villars, 71520 Trivy. tel 06 13 23 60 31. mducray@yahoo.fr.

Trésor est le thème du Concours, car trésor il y a ...sauf que...ne cherchez pas : il a déjà été trouvé !

https://www.lemonde.fr/archeologie/article/2017/11/14/decouverte-d-un-tresor-medieval-a-l-abbaye-de-cluny_5214788_1650751.html

Mais il en est un autre dont les vestiges sont encore visibles et visitables : l'Abbaye. Il me fut donné de beaucoup travailler sur Cluny, par documents et sur place. Cluny, qui fut l’un des phares de l’occident chrétien au sein du monde médiéval, Cluny dont l’église était aussi grande que Saint Pierre de Rome, Cluny qui civilisa par ses installations et dépendances les routes d’Europe avant la relève de Cîteaux. Là aussi j’ai eu sujet à étudier, d’autant plus que contrairement à ce que l’on croit les deux Abbayes ayant eu des rapports précis d’échanges et de réflexion avec le Judaïsme et l’Islam. Je suis en possession de deux livres devenus introuvables publiés en 1910 que j'ai achetés dans un Prieuré clunisien proche de l'Abbaye. Vous trouverez mon article sur le sujet :

http://www.verlatradition.fr/archives/2015/05/31/32143162.html

qui, à la fin, donne également le lien à mon reportage photos.

En lisant l'article vous comprendrez pourquoi j'appelle ce lieu le trésor de Pierre.

 

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23 juin 2018

Devoir de vacances

la fontaine

Après le magnifique texte sur la Poésie de Jean Cocteau, voici l'un de nos grands Anciens : Jean de la Fontaine !

Le Coche et la Mouche

 

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,

Et de tous les côtés au soleil exposé,

Six forts chevaux tiraient un coche.

Femmes, moine, vieillards, tout était descendu.

L'attelage suait, soufflait, était rendu.

Une mouche survient, et des chevaux s'approche,

Prétend les animer par son bourdonnement,

Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment

Qu'elle fait aller la machine,

S'assied sur le timon, sur le nez du cocher.

Aussitôt que le char chemine,

Et qu'elle voit les gens marcher,

Elle s'en attribue uniquement la gloire,

Va, vient, fait l'empressée ; il semble que ce soit

Un sergent de bataille allant en chaque endroit

Faire avancer ses gens, et hâter la victoire.

La mouche en ce commun besoin

Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin,

Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.

Le moine disait son Bréviaire :

Il prenait bien son temps ! Une femme chantait,

C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !

Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles,

Et fait cent sottises pareilles.

Après bien du travail le coche arrive au haut.

Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt :

J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.

Ça, messieurs les chevaux, payez-moi de ma peine.

 

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,

S'introduisent dans les affaires :

Ils font partout les nécessaires,

Et, partout importuns, devraient être chassés.

 

Jean de la Fontaine

pour les experts, il est à remarquer que cette fable est une véritable leçon de poésie par l'utilisation entrecroisée d'alexandrins et d'octosyllabes, pour animer le récit, ainsi que l'utilisation du vocabulaire et la construction des vers.

J'ajoute les paroles d'un jeune humoriste qui viennent d'être publiées sur le site de France-Info :

Alex Vizorek estime que les textes de Baudelaire sont "une belle porte d'entrée à la poésie", qu'il juge plus difficile que celle des romans et des pièces de théâtre. "Chaque mot, chaque phrase nécessite concentration et introspection pour comprendre ce que le poète a voulu exprimer."

 

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20 juin 2018

Chut !

chut

ne réveillez pas les Poètes

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13 juin 2018

De la lecture pour les vacances : Jean Cocteau

 

 

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Les 7 dialogues de Jean Cocteau avec le Seigneur inconnu qui est en nous

J'ai eu envie de partager avec vous ce texte magnifique et méconnu de Jean Cocteau où il fait l'éloge de la Poésie ; prenez du temps pour le savourer, reprenez-le plusieurs fois si nécessaire, lisez-le dialogue par dialogue. J'ai assisté à une scénographie de ce texte et cela était superbe.

PREMIER DIALOGUE

Comme je demandais : Seigneur n'userez-vous pas de nos mains pour vous construire un Temple, car si vous ne construisez pas un Temple, où pourrons-nous consacrer votre règne ? Il répondit : je construirai ce Temple mais vous ne le verrez pas, car il sera fait de chiffres et les chiffres deviendront des nombres si vous en êtes dignes et ce Temple aura nom : Poésie, car il ne saurait avoir d'autre nom. Et je disais : Comment le reconnaitre et ne pas le confondre avec un Temple d'idoles car leur adresse est grande à simuler la splendeur ? Il répondit : Mon Temple n'affichera pas de splendeurs et il n'existera que par votre volonté qu'il existe et nul autre architecte ne serait capable de l'édifier en un lieu . Je vous le répète il ne prendra ses assises sur aucun lieu sauf sur celui de votre Science et de votre Amour. Et sans votre Science le Temple ne peut s'édifier et sans votre Amour, il tomberait en poussière en admettant qu'une science feinte le puisse édifier en un lieu. Et comme je lui demandais : Qui nous enseignera cette Science ? il répondit : Cette Science est en vous mais elle dort et c'est à votre Amour de la réveiller d'un sommeil de mauvais rêves et lorsque vous l'aurez réveillée elle vous sourira et se lèvera de sa couche de nuages et elle bâtira le Temple que vous nommerez Poésie parce qu'il ne saurait avoir d'autre nom.

DEUXIEME DIALOGUE

Il dit : Car ce Temple sera un livre et ce livre le registre où je fais mes comptes, le registre de ma comptabilité. Malheur à ceux qui faussent les chiffres du livre car ils n'entreront jamais dans mon règne et jamais n'entreront dans mon règne ceux qui auront ri du livre, ceux qui auront jeté le livre , ceux qui se seront assis à ma droite pour insulter leurs frères qui ont écrit dans le livre. Car il n'y a ni gauche ni droite et qui prétendrait s'asseoir à ma droite fausserait les chiffres et les fausserait par orgueil. N'entreront pas dans mon règne ceux qui faussent les chiffres à leur profit et cherchent à s'enrichir en ajoutant aux chiffre le zéro qui les engloutira dans sa bouche. Je vous le dis, Jean a mangé le livre à Patmos de peur que le livre ne le mange. Car il y a des livres qui mangent les Hommes et mon livre vous mangera mais à seule fin de consommer votre méta-morphose. Car vous deviendrez chiffres et nombres et vous serez les colonnes du Temple qui portera le nom Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

TROISIEME DIALOGUE

Et comme je demandais s'il me serait possible de recevoir quelque lumière sur la science qui nous fera bâtir le Temple, il dit : Ne cherchez pas toujours à comprendre ni à savoir. Je vous guiderai d'abord et vous saurez ensuite. Et à quoi servirait-il que je vous dise ce qu'il faudra prendre de la boue et des chiffres et de ces chiffres et de cette boue faire un amalgame dont les vertus ridiculisent celles de l'or. A quoi servirait-il d'apprendre que le poème n'est pas un automate en qui quelque magicien fixe une seule pensée mais un organisme apte à mettre au monde des significations. Et vous servirait-il de savoir que ces significations sont innombrables, qu'elles échappent aux ouvriers du Temple et que le Temple seul pourrait leur révéler le secret final de leur besogne. A quoi servirait-il d'apprendre que le hasard résulte de l'infirmité des Hommes et qu'il n'est que le reflet des joyaux de ma couronne. Je vous le dis : Ne cherchez pas à quel usage je destine ce Temple et quelle sera votre tâche, car votre tâche sera celle d'aveugles et le Temple se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

QUATRIEME DIALOGUE

Et comme je demandais: Suis-je digne d' être un de ceux qui écriront des chiffres dans le livre ? Il dit : En vérité il n' y a ni passé, ni présent, ni futur et ceux qui écriront des chiffres dans le livre les ont toujours écrits et les écriront toujours. Vous avez écrit des chiffres dans le livre et je vous ai rendu invisible pour protéger le livre, et je vous ai rendu visible pour qu' on puisse vous bafouer, car si vous n' étiez pas bafoué, les chiffres s' effaceraient d' eux-mêmes dans le livre et vous n' y auriez rien écrit. Et comme je demandais : Me suis-je souvent rendu coupable de me croire libre de désobéir à vos ordres ? Il dit : Qui donc n' a pas désobéi à des ordres ? C' est le rôle des enfants, des poètes et des héros de désobéir à des ordres et c' est pour la désobéissance que l' obéissance est faite, et l' esprit souffle à l' esprit de désobéir. Car si vous n' étiez qu' obéissance vous vous remueriez pour bien des choses alors qu' il importe de comprendre la minute où le Maître exige la désobéissance et vous ordonne secrètement de quitter votre humble besogne afin de vous asseoir à ses genoux. Et ceux qui refusent de désobéir vous reprocheront de les quitter sans tourner la tête, car si vous tournez la tête, vous désobéirez à la désobéissance et cet acte vous changerait en statue de sel. Et si vous n' obéissez pas à l' ordre de désobéir vous resterez esclaves du deux et deux font quatre qui fait rire mes anges, et vous ne pourrez pas être un des ouvriers du Temple, mais seulement construire une de ces tristes casernes où vivent les morts.

CINQUIEME DIALOGUE

Et comme je ne voyais plus rien et n'entendais plus rien, et comme le silence ressemblait au silence et le vide au vide, j'interrogeai le vide et le silence. Et j'entendis : je suis le vide et le silence et il n'y a ni vide ni silence et le Temple sera fait de vide et de silence car votre vide n'est pas vide et votre silence n'est pas silence. Et à quoi servirait-il le livre des chiffres s'il s'agissait d'orner le vide et le silence ? Je vous le dis : ils n'aiment que l'ornementation et de cette ornementation rien ne reste dans le livre et ceux qui croient avoir peuplé le livre apprendront qu'ils n'ont rien écrit et que les chiffres du livre sortent du vide et du silence comme mes serviteurs apparaissent et disparaissent aux yeux humains, parce qu'ils ne viennent pas de l'espace, mais du temps et que ce n'est dans l'espace mais dans le temps qu'ils s'en retournent. Et ni le temps, ni l'espace ne peuvent exister l'un sans l'autre, et ni l'un ni l'autre n'existent. Et parce que vous avez deviné beaucoup de ces choses obscures, je vous parle encore et vous annonce que vos chiffres serviront à construire le Temple et qu'il se nommera Poésie parce qu'il ne saurait porter d'autre nom.

SIXIEME DIALOGUE

 Et comme je demandais s'il ne fallait pas craindre certains vocables qui risquent d'être soufflés par une force maligne, il dit : " Dans mon règne on ne juge pas, on pèse. Et vos actes s'y poursuivent sous une forme sans le moindre rapport avec celles que leur attribuent les humains. Votre tribunal fait rire mes anges car pureté, c'est unité et le mal n'existe que si l'unité se divise, et je suis trois en un, et au milieu de ce triangle il y a un oeil qui vous regarde."

SEPTIEME DIALOGUE

 Et j'entendis le rire des anges. C'était l'envers du silence et leur troupe nidifiait sur les corniches du Temple, et le Temple s'appelait Poésie parce qu'il ne pouvait avoir d'autre nom.

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même si elle ne peut plus me lire, merci à MLT pour m'avoir fait connaitre ce texte 

 

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12 juin 2018

Le Salon est fermé...

fermeture

pour congés et...correction des Concours...

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01 mai 2018

1 er Mai

muguet

 

par contre pour la fête du travail, il va falloir attendre le 19 décembre...le jour de la Saint Urbain...

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10 avril 2018

J'ai quelque chose à vous dire

 

 

 

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Le dimanche Janvier Marcel Mutillod est venu, avant le tirage des Rois et des Reines du Salon, nous causer, pas tout-à-fait dans le creux de l'oreille. (3 vidéos réalisées à cette occasion n'ont pu passer ici)

Pour ceux intéressés par cette homélie ils peuvent la consulter en son entier par le lien suivant :

 causerie_MM

 

 

Par ailleurs en voici le compte-rendu rédigé par notre Scribe Paul Gros sur notre Lettre mensuelle de Mars 2018 (réservée à nos Adhérents) :

SENTIMENT ET PANACHE

Ce dimanche du Salon, 14 janvier 2018, quand nous fut confirmé par le conférencier lui-même qu'il avait « QUELQUES CHOSES A VOUS DIRE », tout de suite on a supputé que ce pluriel encore mystérieux serait nourri, chaleureux, empathique, mais surtout ne manquerait pas de … PANACHE, car notre cher vice-président est comme un autre Cadet de Gascogne « cyranesque », greffé en terre bourguignonne, baptisé de Chiroubles, et au verbe gouleyant quoique un peu rugueux, tel le beaujolais de sa région.

En effet, du panache et du sentiment, il y en eut tout au long de cette causerie rapprochée, et quasi familiale pouvait-on dire, - car Marcel, d'emblée, refuse gentiment le terme de conférence qu'il pense un peu trop sérieux. Effectivement, toute sa discussion « de bouche-à-oreille » va nous ouvrir un large éventail poétique porté par sa voix naturellement théâtrale.

Cet organe vocal, il nous en explique le pouvoir pour transmettre les textes et révéler toutes leurs nuances, comme d'une partition musicale que chaque audition se doit de faire revivre. Poursuivant sa réflexion sur l'approche de la poésie, notre causeur insiste sur l'importance de la déclamation, donc de la voix, de la parole, en charge de la musique du poème. (D'ailleurs, dès l'Antiquité, tout poème se nommait chant, ou psaume, ou mélopée, etc...). Ainsi, la place accordée à la lecture à « haute voix » - on pense au fameux « gueuloir » cher à Gustave Flaubert – s'avère d'une réelle opportunité pour qui veut bien se pénétrer de toute la beauté des mots. C'est par une bonne diction de la forme que peut être pleinement restituée la richesse du fond – si celui-ci est riche bien sûr !

Se glissant maintenant dans le rôle du créateur – du poète – Marcel nous parle avec justesse de l'angoisse obsessionnelle devant la feuille de papier blanche lorsque taraude le désir d'écrire. Ce peut être parfois comme une espèce de panique, de « trac » qui paralyse le processus intellectuel.

Puis, Marcel en vient à nous confier la réalité de ses scrupules de « correcteur » quand cette tâche lui est demandée. On comprend alors que l'habit de juge ou ce critique, s'agissant d'autrui, ne peut que gêner sa déférence, sa probité foncière. Tout à son honneur évidemment.

C'est après un large prologue plutôt théorique et personnel que notre causeur aborde la séquence « pratique » de son intervention, en y déployant la riche vocalité de sa parole. A l'aide d'un florilège de poèmes qu'il s'est choisis.

Nous entendons d'abord une longue poésie de BARBEY d'AUREVILLY, « El Campeador », aux alexandrins vibrants d'héroïsme qu'on verrait davantage sous la plume de VICTOR HUGO. Que voici à présent avec une pièce vraiment de circonstance puisque s'intitulant « Le Mot ».

Vont suivre encore d'autres poèmes, dont :

De Georges RIQUET, « Seigneur, qui modela les anges... »

 

De Hugues DELORME, « Le pélican et ses enfants » (qui doit sûrement quelque chose à MUSSET.)

 

De Andrea GIROUD-ABEL, « Arrêtez le tam-tam »

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De Georges DUHAMEL, « Ballade de Florentin ».

 

S'il est un personnage théâtral – et historique – que notre causeur doit chérir entre tous, c'est bien le CYRANO impérissable de ROSTAND, et l'on ressent – presque physiquement – toute la délectation admirative de Marcel lorsqu'il nous offre, de mémoire, l'époustouflante « tirade des nez ». Chapeau l'acteur ! Nous nous rappellerons longtemps ce Cadet de Bourgogne (« … dont l'âme de gloire est ivrogne... »

 

Evidemment, le terroir vinicole lyonnais, comme le « nid » du Bois-d'Oingt sont aussi présents et honorés dans cette rétrospective poétique, Marcel ne pouvant omettre ses attaches de chair et d'âme. Il suscite encore une belle célébration sensuelle de la glèbe nourricière et inspiratrice avec les poèmes de Pierre AGUETTANT : « la Cuvée » et « la Terre ».

Alors, comme en France tout finit paraît-il en chansons, c'est à l'aide d'une conclusion amenée avec humour que Marcel entraîne l'assistance ravie dans les « Haricots ». Juste avant d'aller ensemble débusquer dans une royale galette les têtes couronnées de l'Amitié.

Et à ce moment l'inondation arriva...

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marcel 3

 

 

 

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09 avril 2018

Sortie d'été samedi 26 mai 2018 à Trévoux

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Le grand-rond point est celui face au pont sur la Saône. A Trévoux le point passerelle (de la Saône) a donné son nom à tout un ensemble : le cinéma, la médiathèque, les salles d'exposition (le carré Patrimoines), le musée et l'Office du Tourisme (boutique avec produits gourmands, livres, cartes, casques et épées...) installés dans l'Hotel Pierre et Anne de Bourbon. C'est donc face à l'Office du Tourisme sur le début de la passerelle que commencera la visite guidée.

Pour ceux voiturés jusqu'au Parlement : attention ! l'Office du Tourisme a omis de nous préciser que le samedi est jour de marché, aussi le parking de la place de l'église est fermé : deux autres parkings sont disponibles, celui latéral au Parlement et celui des Combattants face à la Poste, ainsi que les places le long de la rue centrale ; les parkings sont devenus payants mais il y a 45 minutes ou 1 h gratuits donc calcul à faire pour la durée payante ; les chauffeurs peuvent déposer leurs passagers devant le Parlement puis aller se garer, pour les autres, l'Office du Tourisme après la visite les raccompagne en bas

et donc les amateurs pourront venir avec leur panier pour faire leur marché...

Quant au Restaurant Belles Rives prendre, toujours au grand rond-point face au pont de Saône, la direction aire de gens du voyage.

  

inscriptionB

Vous pouvez recopier ce bulletin d'inscription et l'envoyer avec votre règlement...à défaut vous pouvez découper votre écran...

Outre la forteresse devenue château et dont le donjon domine la ville, outre l'hopital Montpensier du à la Grande Demoiselle, il faut également citer le Journal de Trévoux qui eut une importance considérable dans le domaine littéraire de 1701 à 1767 grâce à l'imprimerie installée par Louis-Auguste de Bourbon dans Trévoux, capitale de la Principauté de la Dombes.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Journal_de_Trévoux

Il n'y a pas de desserte directe depuis Lyon mais on peut utiliser la correspondance suivante:

bus TCL 40 qui part de Bellecour/Le Viste, traverse Lyon par les quais de Saône en direction du nord pour Neuville (arrêts pont et rive gauche)

à Neuville car de l'Ain ligne 184 pour Trévoux passerelle.

AJOUT

Et vous pourrez voir le reportage de cette journée dans cette ville chargée d'Histoire sur l'album photo en colonne de droite :

http://poetisons.canalblog.com/albums/014_trevoux_une_visite_dans_l_histoire/index.html

 

 

 

05 avril 2018

Mireille et Dan : le retour

salon de lecture

mireille et dan

Souvenez-vous : en février 2016 nous avions accueilli avec enthousiasme le duo de Mireille et Dan dans un récital, avec scènographie et beaucoup d'humour, de chansons françaises. Ils avaient remporté un succès bien mérité pour la qualité de leur prestation.

Aussi nous leur avons demandé de revenir nous en-chanter et nous les remerçions de leur disponibilité en raison d'un changement de programme. Nous les recevrons donc dimanche 8 avril à partir de 14h30. Et comme d'habitude, les poètesses et poètes qui le peuvent encore pourront, après un petit quatre heures de réconfort, escalader l'estrade pour déclamer, à coeur et à cris leurs oeuvres !

Nous vous conseillons de reconsulter notre album photos du récital de février 2016 qui vous rappelera ce grand moment :

http://poetisons.canalblog.com/albums/030_la_chanson_francaise/index.html

album photos du 8 avril en cours de traitement

 

 

 

 

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01 avril 2018

Création d'un Groupe d'Etudes Féminin

Sous l'injonction de participantes du Salon réunies sous le vocable des Guépardes de la Rime, nous avons décidé la création d'un nouveau Groupe exclusivement féminin. Ce Groupe, dont les Membres doivent faire partie du Salon des Poètes de Lyon, se réunira une fois par mois de manière autonome et comprendra uniquement des Membres de la gente féminine. Ceci pour échapper à tout harcèlement sexuel ou moral de la part de leurs compères masculins et ainsi d'éviter tout abus.

Les règles de fonctionnement seront les mêmes que celles du Groupe d'Etudes déjà constitué et dont nous avons parlé ici-même il y a un an.

http://poetisons.canalblog.com/archives/2016/04/01/33580295.html

La seule différence est que les rimes devront être exclusivement féminines et que seul l'homme accepté sera le vigile à la retraite chargé de la protection du lieu et des rondes alentour.

Quelques photos de la constitution de ce Groupe :

le coup du pain

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réception d'une membre

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le vigile fait sa ronde

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cérémonie d'intronisation

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le comité directeur

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06 mars 2018

Place à René Laplace

 

 

Tous les deux ans, le Salon des Poètes propose un Concours dit Prix René Laplace conformément aux détails précisés ci-dessous : le prochain aura donc lieu en 2019.

prix laplace

L'une des Membres fidèles du Salon a retrouvé dans ses archives un document : l'article du Progrès du 7 Février 1978 publié lors de son décès. Nous vous le présentons ci-dessous. 

laplace

 

 

 

 

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04 mars 2018

Pour ceux qui aiment le jazz, dimanche 11 mars

 

C'est le titre que nous avions donné à la prestation du 2 avril 2017 de Georges Botton consacrée à la naissance du Jazz. Et bien il revient nous parler cette fois pour nous emmener du blues profane au gospel religieux, dimanche 11 avril à partir de 14h30.

Cette conférence était à l'origine prévue pour Avril 2018 prochain mais le groupe de jeunes chanteurs annoncé pour Mars étant parti en croisière (descente du Rhône en pédalo) ne pourra assurer leur représentation, aussi Georges Botton a bien voulu avancer sa conférence d'un mois.

Et comme d'habitude une scène ouverte sera proposée aux Poètes qui pourront encore monter sur l'estrade pour déclamer leur oeuvres en vers et contre tout. 

salon de lecture

 

 

 

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28 février 2018

Les publications de nos Membres (suite)

 

Nous avons déjà présenté plusieurs fois des publications faites à titre personnel par les Membres de notre Association. Cette fois le tour d'une auteure que, chez nous, tout le monde connait : Jacqueline Paut si fidèle au Salon dont elle tient le Secrétariat depuis de nombreuses années, si serviable, toujours à l'écoute et souriante. C'est à elle que nous devons la lettre mensuelle réservée au Adhérents, et elle gère bien d'autres choses.

Ainsi nous présentons aujourd'hui ses deux derniers ouvrages, tous deux primés.

 

couverture1 jacqueline

 

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Préface Ce que le vent m'a dit

Prix Thierry Sajat

Europoésie 2017 

Honorer le poète d'un prix pour la grandeur et la qualité de son œuvre donne à l'art un nouveau fleuron qui démontre bien l'importance de la poésie pour son auteur et les lecteurs qui voudront bien se pencher sur ses vers. 

Jacqueline Paut fait partie de ces poètes qui laissent une trace sous leur plume. En la choisissant comme Lauréate d'un Prix qui porte modestement mon nom , pour l'Association que dirige Joël Conte, Rencontres Européennes Europoésie, j'ai tout de suite été ému par ses créations poétiques dans lesquelles j'ai ressenti la poésie au-delà même du poème, l'émotion, le rêve, le voyage de l'esprit et du cœur. 

Parce que l'auteur écrit avec son cœur, Des poèmes heureux fleurissent sa pensée, ses souvenirs. 

D'un classicisme qui offre une souplesse à la lecture, un rythme confortable, les textes sont agréables, empreints d'une réelle inspiration, je veux préciser par-là que l'on ressent comme un fil d'encre tiré par la plume de l'auteur, naturellement , les rimes embellissant dans leur assonance la grâce de la poésie. 

Lire CE QUE LE VENT M'A DIT vous apportera la délicatesse de magnifiques vers, alexandrins ou non, mais composés avec l'amour de notre belle langue française. 

Bonne lecture …..

Thierry Sajat

 

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Préface Leçons de vie 

Cette année encore le jury du Prix du Recueil Poétique des Amis de Thalie a choisi de laurer un poète classique et un poète libre, tant la qualité dans les deux sections était au rendez-vous. 

Ainsi est-ce Jacqueline Paut qui a remporté le prix dans la catégorie classique avec son très beau recueil « Leçons de vie ».

« Etre poète, et pourquoi pas ? », « Un poète nous offre un peu de son enfance », dès la première page cette amoureuse des mots se confie à nous.... Dans une prosodie parfaire, « Leçons de vie » nous emmène dans un voyage aux couleurs impressionnistes entre saisons du cœur et celles de notre quotidien et de la nature qui nous entoure. 

Douceurs des paysages et intimité se livrent à un magnifique duo bercé par la mélancolie, la fuite du temps qui passe : « Tiens-moi la main (…),/En effleurant le monde et portant ton bagage/Jusqu'au bout de la terre à l'abri du bonheur. » 

Partages également d'un quotidien familial rempli d'amour et de peines, les poèmes « A Pauline », « Pardon », « Rupture sentimentale », « Je suis encor vivante », « Malentendu » et bien d'autres nous parlent à l'intime et nous révèlent aussi ce que nous sommes, juste des humains avec nos fêlures. 

Cette écriture porte la marque d'une sensibilité à fleur de peau, et nous apporte, au fil de la lecture, une paix intérieure portée par la musique des mots. N'est-ce pas là signe d'une poétesse en pleine possession de son langage, tout en féminité et retenue. 

Aux effluves du passé, l'auteur mêle l'aujourd'hui dans une adresse aux jeunes générations, mariant le classique au slam, magnifique tremplin pour que la Poésie vive demain dans le cœur de chacun. 

« Leçons de vie » est en définitive un recueil de liberté, d'envie, de mélancolie, il contient une musique qui longtemps après chante encore en nous, une musique fragile et tendre, celle d'une grande poétesse : « Comme un vol de moineau, les enfants de l'école/La classe terminée au milieu des leçons,/S'éparpillent soudain en vive farandole/Pour partir en chemin, fredonnant des chansons. » 

Alors, partons en chemin, et laissons-nous bercer par ce chant intime et beau... 

Nathalie Lescop-Boeswillwald

Présidente des « Amis de Thalie »

Docteur en Histoire de l'Art

 

 

 

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08 janvier 2018

Ecoutez bien !

 

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Fidèle sociétaire du Salon des Poètes de Lyon depuis des décennies, le Buisantin Marcel Mutillod (qui fut d'ailleurs Président) et son épouse n'ont jamais ... épargné... leurs efforts et actions dans le domaine de la Culture. Ils ont longtemps animé un groupe de fans fréquentant une ancienne chapelle et tant d'autres choses...

Et donc il fallait bien qu'un jour cela arrive : Marcel nous présentera dimanche 14 janvier à partir de 14h30 une causerie intitulée 

QUELQUES CHOSES A VOUS DIRE

Cette homélie sera suivie d'un moment unique dans l'année : nous allons tirer les reines (et aussi les rois) tirage accompagné de verres (et non de vers) de l'amitié. Ensuite les Poètes présents pourront escalader l'estrade pour déclamer leurs oeuvres.

salon de lecture

AJOUT DU 1er février

A la suite d'un problème technique (normes de photographies non compatibles) nous n'avons pu vous présenter le reportage habituel. 

 

 

 

 

 

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03 janvier 2018

Qui veut nos Voeux ?

voeux1

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02 décembre 2017

Dimanche 10 décembre un hommage à Mme Jean Bach-Sisley

 

 

affiche rose

 

Pourquoi cet hommage à la co-fondatrice (avec Emile Albert) du Salon des Poètes de Lyon ? Et bien, parce que Aïcha Vesin Chérif, une amie fidèle du Salon et certainement lectrice attentive de notre Blog, parlera de la rose ; comme les autres visiteurs, elle sait donc qu'une rose avait été créée en 1899 par un obtenteur au nom de Jean Bach Sisley. Nous en avons parlé ici-même lors de l'article consacré aux 110 ans du Salon le 30 novembre 1992 :

http://poetisons.canalblog.com/archives/2012/11/30/25705908.html

Et en voici un court extrait : (cliquer dessus pour agrandir)

obtenteur rose

Aïcha Vesin Chérif parle à juste titre de la capitale lyonnaise de la rose : en effet plusieurs des obtenteurs se trouvent à Lyon et alentours, d'où, d'ailleurs, la roseraie du Parc de la Tête d'or.

Mais la rose est bien d'autres choses : il suffit de consulter l'article très documenté et fort instructif qui lui est consacré par Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rose_(fleur)

Il y a tant à dire à son sujet, il y a tant à dire sur ceux qui l'ont écrite ou utilisée comme symbole.

Et en seconde partie, comme d'habitude, les poètes présents pourront escalader l'estrade pour déclamer leurs oeuvres...

 

 

 

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31 octobre 2017

Publications de nos Membres (suite)

Malgré une difficulté technique (scanner défaillant, d'où défaut de numérisation), voici deux nouveaux ouvrages commis par deux de nos Poètesses assidues :

de Marie-Claire Melchior, Poèmes au clair de terre

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de Anne-Marie Personne : Mots d'amour à la volée

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Au sujet de Madame Jean Bach-Sisley : sculptée par Jeanne Bardey

Monsieur André Vessot nous a fait, lors de la première publication de cet article le 28 février 2016, l'honneur d'un commentaire approprié (voir ci-dessous en partie commentaires). Dans le cadre de la commémoration du centenaire de Rodin, le Maître de Jeanne Bardey, il présente avec Pierre Lacote une conférence sur cette dernière aux Archives municipales de Lyon le mercredi 22 Novembre à 18h (1 place des Archives 69002 Lyon). Vous comprendrez aisément le rapport avec le Salon des Poètes de Lyon en relisant l'article d'origine : (les commentaires ci-dessous sont ceux d'origine lors de la première publication)

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Nous avons rendu hommage à la fondatrice du Salon des Poètes de Lyon lors de la célébration des 110 ans de l'Association

http://poetisons.canalblog.com/archives/2012/11/30/25705908.html

Je découvre ce jour une oeuvre sculptée la représentant, créée par la lyonnaise Jeanne Bardey, la dernière élève de Rodin

(voir http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article2197 )

buste bach sisley

Et cette grand poétesse, grâce à laquelle le Salon des Poètes existe, était en admiration devant Jeanne Bardey, elle a d'ailleurs écrit un article la célébrant :

Les Tablettes (juin 1921)

Les sculptures, peintures, pastels, dessins, dessins  coloriés, gravures de Mme Bardey, témoignent également d’un sens artistique profond et d’un métier très sûr de lui.

Tour ce que je pourrai dire de Mme Bardey, je ne crains pas de l’avouer, émane d’une amitié corsée d’admiration. Mais cela m’empêche-t-il de saluer en elle la grande artiste ? Celle qui œuvre dans le silence et la méditation, hors de la recherche des applaudissements de la foule, parce qu’au fond de sa modestie devant la matière, de son humilité devant l’œuvre à faire, il y a cette assurance, juste orgueil des plus grands, qu’elle travaille pour « toujours » et que les fils de sa pensée et de son cœur auront un jour le refuge des Louvres.

Ils l’auront parce que l’artiste a su en faire, suivant le grand mot de Jean Dolent ; des réalités ayant la magie du rêve.

Tenterai-je un choix dans tant d’œuvres offertes en joie à nos yeux et à nos esprits ? Signalerai-je cette ingénue, corps frais et jeune, si chaste, si pure en la blancheur du marbre, et dans l’abandon d’une pose naturelle ; ou ce buste de bronze digne de figurer dans un musée à côté du célèbre Vittelius et où se fixe, dans un modelé sur lequel la lumière joue avec un intérêt puissant, toute la finesse intellectuelle et narquoise du modèle ; ou encore cet autre buste où la race latine a été saisie dans ses moindres secrets ; nous arrêterons-nous devant ces terres cuites peintes avec une si séduisante ou si effrayante fantaisie : Heilani ou Mlle C ; devant ces délicats petits bronzes : femme couchée, statuette accroupie, d’où le mouvement semble prêt à jaillir ; dirons-nous la grâce de cette femme assise (bronze) ; ou concentrerons-nous notre attention sur ces peintures où la laideur même nous apparaît avec une grandeur comme dans La Taillat ; ou dans ce profil perdu de Hovas, qui a, lui, une beauté qu’un Gauguin a su le premier nous faire aimer ?

Et ces pastels et ces dessins où nous retrouvons sans cesse, traduit par une piété maternelle, qui sait voir, le superbe modèle que l’artiste a près d’elle : Ma fille. Ces dessins où le trait infléchi, renforcé, atténué, dit tout et donne l’impression du volume, du mouvement, de la lumière ; ces études hardies de poses et de gestes audacieux : jeux, femmes accroupies, étude pour tissus

Toutes les faces de l’art plastique et coloré nous sont présentées avec une maîtrise qui se sent libre devant la nature et nous songeons, en quittant cette exposition, au mot profond de Balzac : « Un chef d’œuvre est une victoire française »

Jean BACH-SISLEY

 

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